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Thomas Monin au fort Napoléon

Du 9 mars au 30 avril, c’est à une réflexion centrale pour notre devenir que nous convie Thomas Monin. L’artiste a en effet été séduit par le fort Napoléon, son passé, son architecture qui évoquent pleinement la résistance et enfin son histoire étroitement liée aux arts plastiques.

Parmi ses utopies magistralement servies, celle de retrouver et / ou d’assumer l’animalité constitutive de l’espèce humaine paraît la plus intéressante, sinon audacieuse. Depuis qu’il est à son aise debout, l’homme (et sa compagne qui n’est pas en reste) emploie le génie qui le caractérise à construire et détruire. Ces deux forces contraires ont pu prétendre un temps relativement long à lui assurer une éternité, dessein aujourd’hui remis en question par l’incroyable puissance dévastatrice de ses activités. Le développement durable n’est du reste qu’un ralentissement de la chute, mais chute il y aura, apocalyptique… ou cosmique, dans le cas où un astéroïde mal orienté dévie la terre de son train-train annuel, sorte de danse du ventre devant un soleil médusé.



Rappel des origines

Plus terre à terre, Thomas Monin convoque avec ses sculptures monumentales phosphorescentes deux animaux au solide capital imaginaire, le loup et la baleine. Son discours à l’économie sobre et efficace rappelle des aspects essentiels, le premier étant la menace de disparition pesant sur l’un comme sur l’autre. « Voilà de nombreuses années que mon travail et mes recherches plastiques personnelles dialoguent avec l’idée d’utopie. Peu à peu, je tente de créer un art animal, un art qui serait issu d’une humanité qui assumerait enfin son animalité. Il s’agit de tenter de nous réconcilier avec notre nature animale profonde. Ce travail s’inscrit dans une démarche humaniste qui vise idéalement une forme d’épanouissement de notre civilisation » souligne-t-il. Ces Retrouvailles (titre du projet) d’Evidence (le loup) et d’Aurora (la baleine) se feront donc au fort Napoléon. Nous y découvrirons également d’autres oeuvres (sculptures, dessins…) qui amèneront des éléments autant sur la genèse de cette installation que sur le parcours de l’artiste.

Vernissage Jeudi 9 mars à 19 heures

Plus d’infos : 04.94.30.42.80

 

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“Petites utopies urbaines et maritimes”

Telle est la thématique retenue pour la programmation “Arts visuels” de la Ville pour les trois années à venir. C’est dans ce cadre que Thomas Monin, après avoir répondu à un appel à projet, fera son installation monumentale : “Retrouvailles” dans la cour du Fort Napoléon. Deuxième temps (nous y reviendrons dans notre prochaine édition) : un autre artiste, Laurent Mulot, vient de débuter une résidence à La Seyne en janvier 2017 autour du projet AGANTA KAIR OS, en partenariat avec le Centre de Physique des particules de Marseille (Projet Antarès, téléscope sous-marin, à neutrinos) tournée vers tous les publics : structures culturelles municipales, lycées et grand public.

 

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