Ce n'est un secret pour personne. Les beaux jours tant attendus voient réapparaître les moustiques tigres. Qui n'a pas eu à souffrir de quelques piqûres. Dans le meilleur des cas ça « gratte ». Dans le pire, les conséquences peuvent être dangereuses pour la santé.

Depuis presque 10 ans, les tigres ont colonisé région après région et le Var, classé en risque 1, n'échappe pas à ce fléau. Notre ville non plus.

Pour limiter le risque d’importation et d’implantation des maladies dites vectorielles transmises par des moustiques, le ministère chargé de la santé a mis en place un dispositif de surveillance. Il s’oriente autour de trois grands axes : la détection précoce de la présence de ces moustiques vecteurs, une surveillance des cas humains de maladies qu’ils véhiculent (dengue, chikungunya…) et une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où ces moustiques sont présents et actifs.

 

Conseil départemental et Entente Interdépartementale pour la démoustication


Le Conseil Départemental, acteur dans les démarches de surveillance, de prévention et de lutte antivectorielle a confié ces missions à un organisme public, l'Entente Interdépartementale pour la démoustication (EID).

Les missions :
– La lutte « antivectorielle » comprend d'abord une surveillance permanente et un réseau d'alerte. En cas de maladie avérée transmise par un moustique, la lutte « d'éradication » est de la compétence exclusive du préfet du département, du Conseil Départemental, et de l'Entente Interdépartementale de Démoustication.
Les techniques d'éradication des insectes, les procédures, la dangerosité des produits employés obligent à respecter de nombreuses précautions, et c'est pourquoi les communes ne sont pas habilitées à opérer ces traitements. Ces opérations, pour le Var, sont confiées comme indiquées précédemment au Conseil Départemental avec l'Entente Interdépartementale de Démoustication.

-- La lutte « de confort » a pour principal objectif de réduire la densité des moustiques. Elle n'est pas obligatoire. Elle est réalisée par les communes en fonction des objectifs et budgets fixés. Elle impacte la lutte antivectorielle, notamment de façon négative par l'action de ces traitements sur la biodiversité en détruisant des équilibre, ce qui peut favoriser une prolifération du moustique vecteur, ainsi que sa résistance aux insecticides.

– Des traitements insecticides sont réalisés par l'EID dès que l'Agence Régionale de la Santé (ARS) l'estime nécessaire.

– Traitement des zones par pulvérisation
Le produit utilisé est à base de deltaméthrine (pyréthrinoïde), couramment présente dans les formulations domestiques (bombes individuelles notamment), dûment homologué pour cette application. Ce produit peut provoquer une gêne ou une irritation cutanée ou respiratoire transitoire, en particulier chez des personnes sensibles ou allergiques, toutefois sans conséquences.

 

Aussi, pour se prémunir de ces inconvénients éventuels, il est recommandé de suivre les consignes citées ci-après :

 

precaution

 

Comment se protéger


Les conseils sont les mêmes d'une année sur l'autre et il convient de les rappeler pour minimiser les problèmes :
- Porter des vêtements amples et longs (pas toujours évident quand il fait chaud)
- Vaporiser sur la peau et les vêtements des répulsifs
- Disposer des moustiquaires aux fenêtres ou au-dessus des lits
- Assécher les zones d'eau stagnante du jardin. C'est là que les femelles pondent leurs œufs par centaines. Bacs à fleurs, gouttières, poubelles, et tout autre support creux est à traiter.

 

protection 1                        protection 2

 

Contribuez au plan de vigilance


Vous avez observé un moustique tigre. Signalez-le en cliquant ici

 

Comment reconnaître un moustique tigre ?


Le moustique tigre (aedes albopictus) est facilement reconnaissable. Il mesure de 5 à 10 mm et est rayé blanc et noir.

 

moustique tigre

 

 

Les maladies


Le moustique est un vecteur potentiel de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le zika. Ces pathologies présentent un caractère dangereux pour les enfants et les seniors. Au moindre signe -fièvre, courbatures, maux de tête- il convient de contacter un médecin.

Le chikungunya est une maladie virale infectieuse initialement tropicale. Le moustique se contamine en ingérant le sang d’un humain porteur du virus, qui se multiplie alors dans les cellules de l’insecte (dans son tube digestif principalement). Après l’incubation, le virus atteint les glandes salivaires. Le moustique peut alors contaminer d’autres personnes.
>> Symptômes : fièvre accompagnée de douleurs articulaires très intenses et parfois incapacitantes, se situant particulièrement autour des poignets, des chevilles et des phalanges. Ces symptômes peuvent par ailleurs être accompagnés de douleurs musculaires et de maux de tête, une grande fatigue ainsi qu’une éruption cutanée et des démangeaisons, par exemple au niveau de la voûte plantaire. Dans certains cas, des hémorragies bénignes peuvent se déclarer au niveau des gencives, particulièrement chez les enfants.

La dengue, comme le chikungunya, est une maladie virale infectieuse initialement tropicale. Il existe 4 différents virus de la dingue.
>> Symptômes : fatigue, fièvre, nausées, vomissements, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires, boutons.

Le Zika est originaire d’Afrique et identifié chez l’Homme dans les années 60.
>> Symptômes : fièvre, éruption cutanée, céphalée, douleurs articulaires, éruption cutanée, conjonctivite.

Liens
Santé Publique/Maladies transmises par les moustiques

Portail d'information sur le moustique tigre

Site régional de l'Entente Interdépartementale pour la démoustication