Plus qu'une tradition protocolaire, la présentation des voeux du maire à la population tient avant tout de l'exercice lié à la proximité entre élu et citoyens. Ce rendez-vous "informatif et convivial" est l'occasion de dresser un bilan, de présenter les projets et de rencontrer les Seynoises et les Seynois.

 

Jeudi 11 janvier 2018, Marc Vuillemot entouré de ses élus, est donc intervenu devant quelque 500 personnes réunies au casino Joa. Avec pour fil rouge -La Seyne, 2018, un pont sur la rade- le maire a tenu a souligné l'importance de l'identité communale au sein d'un territoire cohérent dans ses valeurs et sa politique de développement social et économique. 
"Pensons global, travaillons local" a souligné Marc Vuillemot où l'idée que se fait le maire de travailler ensemble et intelligemment au sein de la Métropole "dans une saine concurrence et une émulation mutuelle utile". Et d'ajouter : "Nous devons apprendre à penser vraiment collectif, à agir solidaire entre communes aisées et villes pauvres, à peser chaque investissement, chaque action, dans l'intérêt général, éviter le gaspillage, surtout en ces temps de contraintes terribles pour les collectivités, je l'ai rappelé, mais surtout aménager harmonieusement notre territoire, en combinant au mieux l'intérêt général et les attentes locales". 

 

Sur la question "intra-muros" le maire a rappelé quelques points en lien avec le développement du centre-ville tels que l'aménagement de la place Germain Loro, la réfection du gymnase Baquet, la reconfiguration du port et ses terrasses, etc. Soulignant ainsi les graves difficultés que connaît le centre-ville à l'instar de tous les centres-villes confrontés notamment à une perte de dynamisme économique flagrante. D'où la mise en place d'un programme de soutien au commerce et à l'artisanat en partenariat avec la Chambre de commerce et d'industrie du Var. 

 

D'autres projets en cours concernent d'autres quartiers comme l'aménagement du port de Saint-Elme ou encore le transfert des zones militaires du fort de Saint-Elme notamment au Conservatoire du littoral. 

 

Bien évidemment, ceci n'est pas un résumé du discours de Marc Vuillemot mais la mise en exergue de quelques points abordés. Nous vous proposons maintenant l'intégralité de son allocution à la population présentée hier au soir (jeudi 11 janvier). 

 


 

Mesdames, Messieurs,
Représentants de l'Etat, élus nationaux, régionaux, départementaux, locaux... représentants des associations, du monde économique...
Chez concitoyens,
Chers amis,

 

La Seyne, 2018, un pont sur la rade. Ces mots ont un sens fort.
Car si nos voeux, en 2017, lançaient l'année du centenaire de la construction du Pont de La Seyne, du Pont des chantiers, ce soir, ils nous projettent vers un avenir partagé.
La naissance de la Métropole Toulon Provence Méditerranée résume à elle seule bien des enjeux, pour cette année 2018. Et l'un des messages essentiels de ce soir est que soient définitivement réconciliées les différentes facettes, contradictoires seulement en apparence, de ce que nous sommes :
- la richesse de notre passé ET notre développement futur 
- l'identité communale forte ET la vision partagée d'un territoire commun 
- l'affirmation de nos choix ET l'ouverture vers les autres.

 

Voilà l'enjeu. Voilà un beau défi qui nous est lancé.

 

Cet équilibre, entre ce que l'on est et ce que l'on partage, me tient à coeur, et il est fondamental, et elle est essentielle, cette dynamique double, dans un concert intercommunal au sein duquel La Seyne, comme elle le fait depuis des années, a une partition forte et originale à jouer.


Mais 2018, c'est différent. La Métropole, j'y reviendrai de quelques mots, n'est pas qu'une intercommunalité. Nous entrons dans une ère nouvelle, une façon nouvelle de penser le grand terroir dont tant d'atouts résident sur notre territoire communal seynois.


Ces atouts, on les aperçoit du haut du Pont, justement. A 360°, on a une vue imprenable sur l'avenir.

 

Un Pont sur la rade, un Pont debout. Un emblème, joliment représenté par Michel Breil, artiste seynois. Remercions d'ailleurs, outre Michel, toutes ceux, très nombreux, qui ont fait le succès de ces célébrations, et dont le magnifique point d'orgue aura été, le 15 juillet, ce spectacle émouvant et poétique qui a rassemblé des milliers de Seynois et de visiteurs sur le parc de la Navale.

Je veux saluer les services municipaux, bien sûr, et les associations qui se sont mobilisées, au premier rang desquelles celles des Anciens des chantiers.
Mais vraiment, c'est l'ensemble des Seynois, souvent habitants de fraîche date d'ailleurs, qui se sont passionnés pour l'histoire de leur ville. Et cet engouement pour notre identité seynoise ne s’arrêtera pas là, j'en ai la conviction, et la volonté. Et, grâce à vous tous, je le répète, notre regard sur le futur sera d'autant plus riche.

 

 

 

L'agenda 2018 de La Seyne nous l'indique : nous ne pouvions le prévoir, mais, l'année de naissance de notre Métropole, notre ville va voir se concrétiser bien des dossiers en gestation, dans tous les domaines et dans tous les quartiers de notre commune.

 

Car 2018, c'est enfin l'aboutissement du programme de rénovation urbaine de Berthe, initié lors du mandat de mon prédécesseur, Arthur Paecht, et qui arrive cette année à sa fin et à ses fins.


Après plusieurs autres, deux équipements majeurs seront ouverts au public : le centre sportif et d'accueil socioéducatif des jeunes, et l’Espace Tisot entièrement rénové, ouvert à la fois sur le quartier, mais aussi sur toute la ville et sur les autres communes.

Nous ferons ensemble le bilan de ce PRU, avec les conseils de quartiers, les comités d'intérêt local, et les Seynois investis dans les instances de démocratie locale dont je salue l'implication citoyenne constante.


Mais simplement deux mots :
- bien sûr, les efforts sur le logement, avec notre office d'HLM, Terres du Sud Habitat, TSH, organisme aujourd'hui menacé par des choix budgétaires nationaux catastrophiques, comme celui de nos voisins toulonnais et tous les organismes publics d'habitat social, étaient essentiels ;
- mais sont essentiels également l'amélioration des voies de communication, « déghettoïsant » Berthe, et celle des espaces publics, et des entrées de ville ;
- sans oublier les constructions et rénovations d'écoles, et de plusieurs équipements dédiés à la vie sociale, à la culture, aux loisirs, et à l'insertion, pour la jeunesse comme pour les aînés.

Tout cela aura permis deux changements profonds pour toute La Seyne :
- avec ce qui a été fait à Berthe, le visage de notre commune est transformé, au bénéfice de toute la population sans exception ;
- et ce nouveau visage offre à nos concitoyens, ceux qui habitent le quartier et tous les autres, un désenclavement dans les deux sens profitable à tous.
Et les deux équipements qui ouvrent en 2018, dédiés au sport, à la culture, à la vie associative, ont vocation à être vécus comme des équipements d'envergure intercommunale, bien entendu, des espaces d'échanges et de rencontres, tout comme l'est notre médiathèque Andrée Chedid.

Mais attention : les investissements importants de nos partenaires, de l'Etat surtout, puisque tout cela n'aura coûté qu'environ 12% à la charge de la commune — et dont il faut d'ailleurs donner crédit à des gouvernements de couleurs très diverses —, ne doivent pas être gâchés. Car, sans les moyens de fonctionner, sans les services publics, sans le dynamisme associatif, les millions investis,
pourraient peu à peu voir remis en cause les résultats attendus. C'est très bien d'équiper et rénover, il faut maintenant entretenir et faire fonctionner dans la durée.
C'est pourquoi j'alerte l'Etat. Pas de vision courte ! Et c'est pourquoi je pense utile à notre ville que le maire que je suis s'investisse et se fasse entendre au plan national.

Au titre de président de l'association des maires Ville & Banlieue de France, vous le savez, je travaille, avec des collègues maires de tous horizons politiques, à contrecarrer des choix néfastes, hélas faits dans la Loi de finances 2018, mais aussi à faire des propositions, puisque le Président de la République m'a invité à être au nombre de la dizaine d'élus locaux appelés à « co-construire » avec l'État ce qu'on pourrait appeler « la saison 2 » de la rénovation urbaine et de l'accompagnement social des habitants des villes en difficulté.

L'écrasement des collectivités, les difficultés accrues des associations, la baisse des moyens pour la formation, l'insertion et l'emploi, les terribles menaces contre le logement social, je l'évoquais à propos de TSH, l'affaiblissement de beaucoup de services publics, je suis désolé d'avoir à le dire, mais tout cela est à l'oeuvre du délitement de la pensée citoyenne.

Le Président de la République, lors de ses voeux télévisés à la Nation, a souhaité reprendre le mot qui n'est pas vraiment de Kennedy, comme il l'a dit, mais de son directeur d'école du Connecticut college St. John : « Ask what you can do for your country », c'est-à-dire, dans la langue de chez nous « que pòdi faire per mon pais », et dans celle de notre République une et indivisible « demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour votre pays ».


J’aimerais répondre : « se sentir responsable ». Mais comment l’être, pour l'élu local, lorsque les coupes budgétaires s’accumulent… et, pour le citoyen, lorsque l’individualisme est encouragé ou le communautarisme perçu comme un refuge ?

Je ne parle pas de l’extrémisme, religieux ou pas, qui est en soi une impasse. L’égoïsme conduit paradoxalement le citoyen à déléguer sa fonction politique. L'écrivain francolibanais Amin Maalouf n'a pas tort quand il nous dit « [qu']on s’imagine parfois qu’avec tant de journaux, de radios, de télés, on va entendre une infinité d’opinions différentes. Puis on découvre que c’est l’inverse : la puissance des porte-voix ne fait qu’amplifier l’opinion dominante du moment, au point de rendre inaudible tout autre son de cloche. Les médias reflètent ce que disent les gens, les gens reflètent ce que disent les médias. Un abrutissant jeu de miroirs. »
Et chacun de se retirer sur son Aventin, délaissant les urnes. Ni coupable, ni responsable.
C'est à un autre esprit de responsabilité que je faisais allusion en évoquant les près de 400 millions d'euros investis pour Berthe, et les ville, et ses alentours, les milliards au plan national pour d'autres rénovations urbaines, qui pourraient, si on n’y prend pas garde, se révéler inutiles.

Or les voies empruntées depuis quelques années par l'Etat font peser de terribles hypothèques sur les générations futures, sur les valeurs concrètes de la République, et sur les conditions de leur respect et de leur épanouissement. Et sur le progrès et sur la paix sociale. Nous tous, toute la société, sommes concernés.


Je veux le dire avec gravité : si, désormais, changer de politique n'est qu'une façade, nous allons vers de très graves déconvenues. Et si réformer, c'est en réalité retourner en arrière et corriger pour le pire, nous allons aussi vers de très graves déconvenues.


Aujourd’hui, s'affrontent dans le monde et en Europe deux visions à mon sens tout aussi néfastes l'une que l'autre :
- celle qui ramène aux pires replis communautaires, identitaires ou nationalistes ;
- et celle, justement, qui prône une fuite en avant suicidaire vers toutes les déréglementations.

/ Pour la première, là où se retrouvent tous les fanatismes, les relents de guerres de religion, les néo-fascismes, on a vite compris le danger. Le risque du retour des pires années du XXe siècle est encore à redouter.

/ Pour la seconde, si, dans les années 80, certains ont pu croire, avec la foi du charbonnier, que déréglementer l’économie et la finance était une voie de liberté qui ferait pleuvoir de nouvelles richesses partagées sur chaque citoyen du monde, eh bien, on le sait aujourd'hui, c'est raté.


La pauvreté gagne partout, et une infime partie de l'humanité concentre l’essentiel des richesses.
La déréglementation a gagné la société tout entière. Et là, foin de la brillante théorie du ruissellement : c'est à la réalité d'un suicidaire effet domino que nous sommes confrontés : le marché (et, au passage, le marché du travail) devient chaotique, on laisse se dérégler la société, et bien sûr — comment pourrait-il en être autrement ? —, on devient impuissant (ou complice dans le pire des cas) de ce qui « dérègle » la planète elle-même.

Pardon, chers concitoyens, de cette parenthèse qui semble éloignée de nos préoccupations seynoises, mais nous abordons l'année des 100 ans de la fin de la Grande Guerre, dont on connaît les terribles conséquences et les enjeux territoriaux et économiques.

 

 

 

Et nous abordons aussi l'année du cinquantenaire de mai 68, dont on sait tout ce qu'il a soulevé comme espérances.

À l'aube de 2018, donc, on ne peut s'exonérer d'une réflexion sur la marche du monde.


Alors oui. Pensons global, travaillons local. Et en transposant ici, autour de la Rade, misons sur une saine concurrence, une émulation mutuelle utile. Et la coopération, partout, sur chaque sujet.
Sans omettre d'associer tous les acteurs locaux, vous qui faites la dynamique citoyenne : les entrepreneurs, le monde social, associatif et culturel.

La Métropole nous donnera une force et un rayonnementcertains disent entre Marseille et Nice, je dirais plutôt entre Barcelone et Gênes, parce que nos grands voisins provençaux ne sont pas pour moi des concurrents, un rayonnement, disais-je, qu'aucune commune, isolée, ne saurait espérer. Et, pour cela, elle devra miser sur un aménagement concerté permettant l'optimisation de chaque parcelle du territoire.

Et, pour revenir au riche agenda de La Seyne, l'année 2018 sera également marquée par un événement au plan économique. Je veux parler de l'ouverture de l'importante unité de Monaco Marine, à Bois-Sacré. Là encore, soulignons le bel exemple de synergie entre services de l'État, civil et militaire, des corps consulaires, de TPM et de la Ville, pour accueillir une activité industrielle propre, prometteuse, créatrice de richesses et d'emplois, tournée vers l'économie de la mer.

Comment ne pas relier cet essor, à Bois-Sacré, avec les activités que ce secteur d'activité déploie déjà autour de notre rade, surtout sur le littoral seynois, et, dans des domaines technologiquement les plus pointus. Autant d'activités tournées vers la mer et le développement durable qui font, et feront encore plus, de notre pôle de compétitivité mondial, dont sa base marine seynoise de Brégaillon, le moteur de la dynamisation de toute la métropole, et sûrement au-delà...

Autres rendez-vous de 2018, la rénovation d'une entrée stratégique du centre ville, avec l'aménagement de la place Germain Loro que j'espère voir finalisé en partenariat avec le lycée des Maristes, ou, en centre ville toujours, la remise en état du gymnase Baquet, et — enfin ! — le lancement d'une opération sur le parking des Mouissèques, sur les terrasses du port et sur l'aménagement du système de circulation qu'on appelle « zone de rencontre », et les études préalables à la reconstruction de l'école Mabily pour la prochaine année.

2018 verra aussi la poursuite de nos efforts pour contrer les difficultés que connaissent tous les centre-villes et leurs commerces de proximité, avec, d'une part, la mise en place d'un programme de soutien au commerce et l'artisanat, dans le cadre de ce qui s'appelle « une convention FISAC » qui sera enfin signée avec le préfet dans moins d'un mois, après deux ans de travail de nos services et de ceux de la Chambre de commerce et d'industrie du Var, et, d'autre part, nous l'espérons, le choix de La Seyne, seule commune varoise à avoir été volontaire, pour l'expérimentation de la « police de sécurité du quotidien » sur laquelle nous comptons beaucoup.

Au Sud, la longue concertation sur l'aménagement du port de Saint-Elme est quasiment aboutie pour permettre à la métropole d'engager les travaux.

Et, là encore, à l'image du parking-relais de Tamaris inauguré il y a peu aux côtés d'Hubert Falco et de Yannick Chenevard, vice-président métropolitain chargé des transports, nous avançons ensemble.

Comme 2018 devra aussi être l'année de la concrétisation de notre difficile projet de sauvegarder, valoriser et ouvrir à tous le domaine militaire du Fort de Saint-Elme et celui de la colline mandréenne voisine de Saint-Asile, pour lesquels, avec Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et viceprésident de TPM chargé de l'environnement naturel, nous nous investissons pour que la Défense nationale le cède au Conservatoire national du littoral, comme nous l'avons fait au Domaine de Fabrégas.

L'image de La Seyne a profondément changé. Nombreux sont ceux qui, éloignés de chez nous depuis une quelques années et qui y reviennent, ne manquent pas de nous le dire.


Et c'est en préservant l'harmonie de tous nos quartiers que nous avons avancé. De la revalorisation urbaine à la protection de nos richesses naturelles, avec tous nos efforts pour le tourisme et le développement durable, avec notre classement en « Territoire à énergie positive », avec le Pavillon bleu ou le label SPR, c'est-à-dire Site patrimonial remarquable, cette protection, notamment, de notre littoral de l'Eguillette et Balaguier aux Sablettes et Saint-Elme.

Et cette volonté municipale rejoint, incite, facilite, de belles initiatives privées. Saluons bien sûr l'une des plus récentes, l'ouverture en juin dernier du Grand Hôtel des Sablettes...


Et en parlant d’attractivité et d’investissement privé, La Seyne future, c'est également, en 2018, une étape décisive pour l'achèvement de la mutation du site des anciens chantiers navals.


Eh oui, la fin 2017 et le début 2018 voient le démarrage des travaux du dernier aménagement structurant de notre vieux littoral industriel : le projet de « l'Atelier mécanique », avec ses salles de cinéma.

Je l'ai dit, je tiendrai parole : malgré les intérêts particuliers, malgré les mesquineries et les chausse-trappes, et en plus de l'intérêt économique, urbanistique et patrimonial du projet, La Seyne ne sera plus en 2020 la seule ville de France de plus de 50.000 habitants privée de cinéma !

Ces voeux sont donc placés sous le signe de La Seyne future, et d'une nouvelle culture territoriale collective que nous devons faire prospérer.

Nous avons décidé ensemble, à TPM, avec sagesse, que l'année 2018 servirait d'année de transition pour notre métropole. Une année de « calage » dans bien des domaines, une année de travail en commun de nos élus, que je veux remercier pour leur implication, et des services, des fonctionnaires, que je veux féliciter du travail d'ores et déjà accompli, tant ceux de TPM que ceux de notre mairie, autour de leurs directions générales respectives.

Mesdames, Messieurs, chers concitoyens,
Je terminerai par ce qui est le moteur de notre vie démocratique. L'avènement de la Métropole, pardon d'insister, doit représenter une nouvelle ère.

Nous devons apprendre à penser vraiment collectif, à agir solidaire entre communes aisées et villes pauvres, à peser chaque investissement, chaque action, dans l'intérêt général, éviter le gaspillage, surtout en ces temps de contraintes terribles pour les collectivités, je l'ai rappelé, mais surtout aménager harmonieusement notre territoire, en combinant au mieux l'intérêt général et les attentes locales.

C'est pourquoi rien ne sera possible sans faire appel à vous. À vous les citoyens. Ceux de TPM et, pour ce qui nous concerne, ici et ce soir, vous, les Seynois, tant nous sommes attachés, depuis la Révolution Française, à nos communes issues des paroisses de l'Ancien Régime.

C'est un grand appel à la mobilisation que je lance !

L'année 2018 sera décisive aussi sur le plan de la démocratie participative. Et on a du pain sur la planche.

 

 
- Un, nous travaillerons ensemble, pour la première fois, et dans la continuité du traditionnel et nécessaire échange sur nos finances communales, à établir un premier dispositif de budget participatif géré par les citoyens eux-mêmes.
Car nous voulons continuer à innover en matière de participation des habitants, par le truchement du monde associatif dont je ne saluerai jamais assez le remarquable investissement des bénévoles et employés aux statuts souvent fragiles. ... mais aussi au travers des Comités d'intérêt local, des Conseils citoyens et conseils de quartiers, et des diverses instances que nous avons créées, dont les comités d'usagers des services publics.

 

Et je pense en particulier au dernier né, celui de la gestion de l'eau potable, qui a si bien accompagné en 2017 la création d'un nouveau mode de gestion de ce service public, sous la forme d'une innovante coopération public-privéavec droit de véto communal malgré le fait que la ville n'y investit que 35% du budget, solution presque inédite en France qui ne compte que 4 expériences semblables sur 36.000 collectivités, laquelle porte déjà ses fruits, puisqu'elle aura permis de réduire de 10 à 25%, selon les utilisations, le coût du mètre-cube d'eau pour les usagers.

 

Nous avons su ramener ce service public du tout privé de cette eau, bien commun de l'humanité qui ne doit pas servir à générer les profits individuels, à une gestion où la commune est maîtresse de ses choix. Nous aurons hélas sûrement à coeur, en cette année nouvelle, de nous mobiliser avec le même entrain partagé pour sauver la poste de Tamaris et, hélas, si mon petit doigt ne me ment pas, notre École supérieure du professorat et de l'éducation.

 

- Deux, il faudra mettre la dernière main à la deuxième révision de notre Plan local d'urbanisme (PLU), qui doit prévoir la ville des prochaines décennies, La Seyne des 70.000 habitants au maximum, pour ne pas obérer la qualité de vie.

Il sera décidé ici, ce PLU, même si la loi prévoit qu'il soit désormais voté à l'échelle de la Métropole. Je sais tout le travail que nombre d'entre vous y avez déjà investi et je vous en remercie. Sachez-le, il aura été très utile.

 

- Et, trois, c'est vital, nous réfléchirons et agirons ensemble pour enrichir la métropole, et veiller aussi, bien sûr, à ce que l'identité de La Seyne, ses besoins propres, soient pris en compte.

 

Oui, la Métropole est une chance, pour peu que, loin de toute construction technocratique, elle associe les populations. Cela a toujours été, et cela restera, la ligne de conduite de notre équipe.

 

L'actualité souffle le froid et le chaud.

 

Merci aux services municipaux qui ont préparé cette soirée, merci à l'équipe du casino.

 

Dans l'instant, nous vivons un moment de chaleur humaine.

 

Avec mes collègues, nous sommes infiniment heureux de vous retrouver, ce soir comme toute l'année.

 

Ayons aussi, ensemble, des pensées chaleureuses et solidaires pour ceux que le malheur, le deuil ou la maladie ont frappés...

 

Au nom de l'équipe municipale, je vous souhaite, ainsi qu'à vos proches, du bonheur, de la sérénité, une bonne santé, et de tirer le meilleur parti possible de la redynamisation en route.

 


Que vive La Seyne républicaine et démocratique !