Les cent ans de Lucien Ruidavet

Le 10 juillet dernier, Lucien Ruidavet a reçu des mains de Marie-Claude Paganelli-Argiolas, adjointe déléguée au bien-vieillir, d’Elisabeth Gues, adjointe de quartier Sud et de Lydie Onteniente, conseillère municipale, la médaille du centième anniversaire en présence de sa famille. Une distinction qui fait suite à la médaille d’honneur de la Ville obtenue le 5 décembre dernier.

Lucien Ruidavet, qui a par ailleurs reçu la médaille d’honneur de la Ville, fait partie de ces Français d’Afrique du Nord qui combattirent pour la France, et dut quitter le Maroc pour refaire sa vie dans notre pays. Il est un des tout derniers combattants ayant débarqué en Provence en 1944.
Lucien Ruidavet est né le 6 juillet 1922 à Alger. Il y passe son enfance ainsi qu’à Rueil Malmaison pour revenir à Casablanca en 1928 où il sera scolarisé jusqu’à ses 16 ans. En 1939, à la mobilisation de son papa, il quitte l’école pour travailler de nuit au central téléphonique de la poste de Casablanca afin de subvenir aux besoins de sa famille.
A ses 20 ans, il est mobilisé dans les chantiers de jeunesse et envoyé dans le Sud marocain. Le 9 novembre 1942, alors que les Américains débarquent en Afrique du Nord, il est transféré au 41ème Bataillon de transmissions à Casablanca. Durant cette période, il ira dans plusieurs garnisons : Rabat, Oujda, Casablanca. En 1943, il est affecté à Alger à la caserne d’Hussein Day puis intègre en 1944 la 5e division blindée d’Oran, au sein de la 1ère Armée française commandée par le Général de Lattre de Tassigny. En septembre 1944, il débarque à Fréjus et remonte la vallée du Rhône afin de participer à la bataille des Vosges. Fin octobre 1944, la division est regroupée dans les environs de Vesoul et participe aux combats de Remiremont, le Haut du Tôt, Gérardmer, Villersexel, Héricourt, Montbéliard, Belfort, Colmar puis l’Allemagne.

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