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Que de monde dans la salle du Conseil municipal en ce 19 septembre. Des amiraux, des représentants des associations d’anciens combattants, de nombreux élus de la municipalité, d’anciens élus et collègues de Pierre Pardon lorsqu’il était employé municipal au service des sports, la famille, les amis : tous étaient là pour honorer une fois de plus le courage et le patriotisme de Pierre Pardon.

Le dernier à quitter Buchenwald
Marc Vuillemot ne cachait pas son émotion en contant l’histoire de Pierre Pardon, membre du groupe de résistants des Francs-Tireurs, arrêté « un jour de décembre 1943, déporté au camp de concentration de Buchenwald, après avoir été interné dans les prisons de Saint-Etienne, du fort de Montluc et de Compiègne. A Buchenwald, en toute clandestinité, il rejoint et devient l’un des responsables du Comité de Résistance de la Brigade française. A l’approche des troupes alliées, les SS ne se consacrent alors qu’à leur propre défense. Mais grâce aux actions du comité, les déportés qui ont réussi à fabriquer des armes et à cacher des munitions, Buchenwald se libérait de l’Intérieur. Quand les troupes alliées arrivent quelques jours plus tard, Pierre Pardon fut le dernier à quitter Buchenwald le 11 avril 1945. Himmler avait pourtant déclaré : ne laissez aucun témoin à Buchenwald. Après votre décoration dans l’ordre de la Légion d’Honneur lors de la fête nationale, le 14 juillet dernier, je suis heureux et fier de vous faire aujourd’hui Commandeur. Et je suis heureux de partager le verre de l’amitié avec vous».

Ils ne nous croyaient pas
C’est en toute simplicité et sans aucune retenue que Pierre Pardon parle aujourd’hui. Il n’a pas été invité à l’inauguration du mémorial d’Aix les Milles la semaine dernière mais il salue cette création qui participe au devoir de mémoire. Car la mémoire vive, hélas, nous quittera bientôt, les derniers survivants sont encore là pour nous rappeler qu’un régime totalitaire a pu, il y a quelques décennies à peine, organiser la mise à mort de million de juifs, tziganes, opposants politiques, résistants, homosexuels…
A la question : « comment expliquer-vous que les déportés n’ont raconté leur histoire que de nombreuses années après ? », il répond : « Quand on est rentré en France, on a organisé des conférences pour raconter. Les gens ne nous croyaient pas, ils pensaient qu’on inventait ces choses pour se faire plaindre. Heureusement, la télé est arrivée dans les familles dans les années 60, et là, ils ont vu les images. Et là, ils se sont dit : ils avaient raison ! De là, on a pu parler, on nous a écoutés et, dès lors, on a pu entamer notre devoir de mémoire. »

Après la libération de Buchenwald, Pierre Pardon retourne à Roanne. Mais une maladie respiratoire le fait déménager à La Seyne-sur-Mer en 1967. Il rejoint alors le service de Sports de la commune. « J’ai commencé sous Toussaint-Merle et j’ai pris ma retraite sous Scaglia » se souvient-il.
A l’heure où le communautarisme pousse des groupuscules à ne plus respecter la vie humaine, il est important de donner la parole aux anciens déportés, encore et encore. Et de les honorer, comme il se doit, toujours.

Reportage Sylvette Pierron

 

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