
Réalisée dans le cadre du récent partenariat établi entre la Ville et l’association Mémoires du Débarquement de Provence (MDP), cette rencontre a permis au groupe du Centre Archéologique du Var (CAV) mené par Frédéric Morchio, historien auprès du CAV, de découvrir ce site défensif, positionné entre les forts de Balaguier et de l’Aiguillette. Animant la rencontre, le président de l’association MDP, Dominique Uros, a ainsi présenté la batterie de côte établie en 1861 et remaniée en 1877, ainsi que les différentes fortifications qui participent à la défense depuis plus de quatre siècles du port militaire de Toulon, dont certaines, remarquables, se trouvent en territoire seynois.
De Napoléon à Bonaparte

D’abord baptisée “Batterie Napoléon”, ce site défensif devient “Batterie centrale Napoléon” en 1898 (nom d’usage Batterie Napoléon), à la fois pour souligner sa position dans le triangle défensif des forts Napoléon, Balaguier et Aiguillette et pour éviter une confusion avec le fort Napoléon qui la domine. Enfin, elle prend son nom actuel, Batterie Bonaparte, au début des années 1990. Elle est le témoin direct des leçons tirées par Napoléon Bonaparte du siège de Toulon de 1793, ainsi que de l’adaptation des fortifications encadrant la rade de Toulon – La Seyne à l’évolution des menaces géopolitiques et des progrès technologiques des XIXe et XXe siècles.
Un partenariat dynamique
Depuis le printemps, l’association MDP s’investit dans la remise en état de propreté avancée d’un certain nombre de casemates qui, à terme, pourront accueillir du public régulièrement, les visites ponctuelles de groupe étant pour l’instant privilégiées.





