Campus connecté : « Un site universitaire en centre-ville » !

Le Campus connecté de La Seyne-sur-Mer a officiellement été inauguré ce vendredi 26 décembre. Grâce à cette labellisation, tous les diplômes de l’enseignement supérieur sont accessibles aux Seynois à l’Espace Danielle-Casanova (place Germain-Loro), tiers-lieu dédié à l’orientation, la formation et l’insertion professionnelle. Des étudiants y sont accueillis depuis le mois de septembre.

C’est avec « un immense plaisir » que madame le maire Nathalie Bicais a officiellement inauguré, ce vendredi 26 décembre, le Campus connecté installé à l’Espace Danielle-Casanova (Maison de la jeunesse). D’autant qu’« à La Seyne, précise-t-elle, nous avons une population très jeune, mais dont le niveau d’engagement dans l’enseignement supérieur est inférieur à celui d’autres villes ».

Le rez-de-chaussée de ce tiers-lieu, dédié à l’orientation, la formation et l’insertion professionnelle, a été réhabilité et équipé de façon performante pour offrir un site adapté, à la fois aux exigences numériques et à une vie étudiante. Il comprend en effet des salles informatiques, d’examen, de permanence, une cuisine, un espace détente… et une coordonnatrice municipale est dévolue au dispositif. Ce site labellisé donne ainsi accès, depuis septembre dernier, à tous les diplômes de l’enseignement supérieur (BTS, licence, master…) dans les principaux champs disciplinaires (droit, STAPS, sciences humaines et sociales…).

Toutefois, indique Nathalie Bicais, « nous avons souhaité que l’offre d’enseignements s’inscrive dans une logique de territoire avec des cursus correspondant aux métiers que l’on peut trouver sur la métropole, car de nombreuses entreprises proposent des métiers qu’on ne trouve pas ailleurs, dans le secteur, naval et maritime par exemple ».

La place de la jeunesse dans la reconquête du centre-ville

Madame le maire souligne encore que ce Campus connecté « ouvre des perspectives à des personnes éloignées de l’enseignement souhaité, que ce soit pour des raisons géographiques ou en raison de leur situation (femmes rentrées tôt dans la vie active, sportifs professionnels…) ». Aussi se réjouit-elle que « des universités de toute la France » puissent « venir à elles ». Et que l’on trouve désormais, « en centre-ville de La Seyne, un premier site universitaire pour les jeunes ». « Ce Campus connecté vient vraiment dynamiser le cœur du centre-ville. Il est proche de l’Institution Sainte-Marie et du lycée Beaussier, ce qui créé une émulation. C’est particulièrement intéressant parce qu’il s’agit d’une reconquête, par la jeunesse, de notre quartier historique », fait observer Ali Gharbi, élu en charge de la communication et du numérique.

« Un laboratoire »

« Très tôt, l’Université de Toulon a voulu se positionner pour accompagner les Campus connectés dans le Var. Les projets retenus ont chacun leur spécificité, ce qui en fait la force et permet de proposer un large panel de formations, notamment à des publics empêchés qui ne peuvent pas suivre un cursus universitaire classique », souligne Jean-Marie Barbaroux, qui en est le vice-président délégué à l’innovation pédagogique et numérique. « Développer l’enseignement à distance » fait en outre partie, selon lui, des « objectifs » de l’université, avec l’ambition, notamment, d’« aider à recréer la vie et l’ambiance de campus sur le lieu ».

Et Philippe Dulbecco, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation de la région académique Paca, d’ajouter : « Le numérique pour l’enseignement supérieur n’est pas encore pleinement exploité en France. » C’est pourquoi considère-t-il le Campus connecté comme « un laboratoire de la proximité dans l’interaction pédagogique », parce que le principe bouscule « ce qui se fait habituellement entre étudiants et enseignants chercheurs ». Mais aussi comme « un laboratoire du lien social », parce qu’il « donne la possibilité à tous les étudiants de réaliser leurs études où ils ont envie de le faire ». Et enfin, comme « un laboratoire de nouvelles relations partenariales entre l’État et les collectivités territoriales ».

Représentant les services de l’État, Audrey Graffault, sous-préfète du Var, relève que la crise sanitaire a « rendu nécessaire », aussi bien « le besoin du numérique » que celui de « développer des tiers-lieux ». Qui plus est « dans un quartier en plein renouvellement urbain ». « On essaie collectivement de libérer les jeunes des freins, c’est un territoire résilient tourné vers demain », commente-t-elle avant d’adresser « un grand bravo pour cette belle réalisation ».

Le Campus connecté de La Seyne peut accueillir quinze étudiants, cinq sont déjà inscrits

Jimmy, 27 ans, doctorant en sciences de l’éducation (Université de Nice) : « C’est une très belle opportunité de poursuivre mes études à proximité de chez moi. J’ai suivi ma première année à Nice, mais avec l’épidémie de Covid, l’interaction sociale était limitée. J’ai commencé ma deuxième année ici, en septembre, et ce tiers-lieu, justement, permet d’échanger avec d’autres étudiants, et c’est d’autant plus intéressant qu’il y a une hétérogénéité des parcours. »

Élodie, 24 ans, étudiante en anglais et espagnol (Université de Toulon) : « J’ai eu un accident de voiture, je ne peux plus me déplacer comme avant. Je viens donc régulièrement, ça me permet d’être en contact avec d’autres gens qui sont dans des situations différentes de la mienne. Et la tutrice (Anne Pila, coordonnatrice municipale), qui est géniale, fait le lien pour que tout se passe au mieux. »

Cédric, 35 ans, prépare un DAEU (Diplôme d’accès aux études universitaires) : « Je suis en reconversion professionnelle, je viens tous les jours Je suis papa et à la maison ça aurait été compliqué. Ici, on est au calme, ça permet de travailler sereinement. »

*Contact : 04 94 06 94 14/campusconnecte@la-seyne.fr

Tous les renseignements, modalités et formulaire d’inscription ici

Inauguration du Campus connecté

Partage
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp