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Les harkis honorés

Chaque 25 septembre, depuis 2003, la nation rend hommage aux anciens harkis et aux autres membres des formations supplétives qui ont combattu aux côtés de l’armée française pendant la guerre d’Algérie. « Un devoir de mémoire essentiel pour ne jamais oublier leur histoire et leurs sacrifices », a souligné le maire Dorian Munoz, qui ce vendredi, lors de la cérémonie qui s’est déroulée au Monument aux Morts, a « honoré le courage, la dignité et la mémoire de toutes ces familles ». Retour en images sur la commémoration.

La journée mémorielle du 25 septembre a été instaurée, il y a 23 ans, en reconnaissance des sacrifices consentis et des sévices subis par les Harkis, Moghaznis et personnels des diverses formations supplétives et assimilés du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d’Algérie, entre 1954 et 1962.

Un engagement salué à La Seyne-sur-Mer ce vendredi, au Môle de la Paix devant le Monument aux morts, par le maire Dorian Munoz :

« Chaque 25 septembre, la République française ravive la flamme du souvenir pour dire, haut et fort, la vérité d’une histoire : celle de femmes et d’hommes qui, pris dans la tourmente d’une guerre aux déchirures profondes, ont fait le choix de la France. Pendant ces années sombres, sur les pistes arides comme au cœur des villages, ces combattants ont servi sous l’uniforme français avec un courage et un dévouement que nul ne peut contester. Ils ont accompli leur devoir avec loyauté, portant en eux la certitude d’appartenir à la grande famille de la Nation. »

« Une tragédie d’une ampleur immense »

« Pourtant, n’a pas manqué de rappeler le premier magistrat, au lendemain des accords d’Évian de mars 1962, ce qui devait être la fin des hostilités s’est muée pour eux et pour leurs familles en une tragédie d’une ampleur immense. Oubliés des traités, abandonnés par les autorités de l’époque, nombre d’entre eux ont payé de leur vie leur attachement à la France. Pour ceux qui ont réussi à rejoindre la France, l’accueil n’a pas été celui de la terre promise, mais celui des camps de transit et des hameaux forestiers. Des lieux d’enfermement, de silence et de relégation, où la promiscuité, la rudesse des conditions de vie et la douleur de l’exil ont durablement meurtri les corps et les âmes. Pendant de trop longues décennies, le silence a pesé sur leur sort. Un silence lourd, empreint de honte et d’indifférence. »

« Transmettons cette mémoire »

« La Nation, reconnaissante, n’oublie ni les sacrifices consentis, ni les souffrances endurées, ni les promesses manquées. Transmettons cette mémoire aux plus jeunes, pour que jamais ne s’efface le souvenir de ce qu’ont vécu les Harkis. Veillons à ce que les mots de liberté, d’égalité et de fraternité trouvent toujours leur pleine résonance », a enjoint Dorian Munoz, avant de déposer une gerbe en compagnie de ses adjoints Mathieu Perchoc et Jean-Claude Houlné (photo ci-dessus).

Retour en images sur la commémoration

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