Concertation avec les commerçants : Le cours Louis-Blanc rouvert

Après avoir écouté les doléances des commerçants, Nathalie Bicais a annoncé la réouverture du cours Louis-Blanc à la circulation en dehors des heures du marché. D’autres mesures comme des bornes d’appel à la Police municipale, d’autres bornes rétractables automatiquement et des téléphones d’urgence pour les commerçants ont été annoncées

« Fin octobre, lors de notre dernière réunion, j’avais promis de vous revoir pour faire le point sur la piétonnisation, expliquait Nathalie Bicais, maire de La Seyne-sur-Mer aux nombreux commerçants du cœur de ville qui ont répondu à son invitation, pour cette réunion publique du 22 février dernier.

Accompagnée de Gérard Beccaria, adjoint aux relations avec les commerçants, d’Yves Dimeglio, conseiller municipal aux commerces et de Dominique Baviera, adjoint de quartier centre-ville, Nathalie Bicais leur déclarait : « J’ai entendu vos doléances et j’ai bien reçu votre pétition. Je voulais donc vous présenter les améliorations que nous portons à la piétonnisation du cœur de ville ».

Stationner sur le cours l’après-midi

« Le cours sera rouvert à la circulation » annonçait donc Nathalie Bicais. Une réouverture en dehors des heures de marché, cela va de soi.

« Six places de stationnement minute seront installées en bas du cours, ainsi que deux en haut, et quatre places PMR (personnes à mobilité réduite) : deux en haut et deux en bas. D’autres places PMR sont prévues devant le portail des commerçants, rue Emile-combe. Quatre places de livraison sont également prévues. J’ai entendu les professions médicales et les forains qui ont leur locaux sur le cours, mais aussi les résidents. L’objectif de cette piétonnisation était de couper les itinéraires bis qu’étaient devenues les rues Franchipanni et Baptistin-Paul pour contourner le port. Cette réouverture du cours ne remet pas en question cet objectif ».

Concrètement, les commerçants pourront appeler le nouveau CSU (centre de supervision urbain) de la direction de la sûreté publique (DSP), grâce à une borne automatique avec un code ou un Bip pour les services de secours. Le commerçant sera identifié grâce à un autocollant au nom de sa boutique où figurera aussi le numéro d’immatriculation du véhicule. La borne sera alors ouverte à distance depuis le CSU. A terme, l’identification pourra se faire grâce à un unique QR code.

Ci-dessous, après cet article, retrouvez le plan du centre-ville intégrant ces nouvelles dispositions.

Deux accès au Nord et au Sud

Deux de ces totems électroniques seront installés aux deux seules entrées possibles dans le centre qui seront : au Nord, la rue Hoche et, au Sud la rue Baptistin-Paul via la rue Lagane. Ces points d’accès seront ouverts de 6h à 8h30.

A la question des commerçants sur la date de réouverture du cours, Nathalie Bicais annonçait « sous quinzaine ».

Concernant les bornes automatiques, cette dernière les « espère pour avril, le mois de l’ouverture prévue du nouveau centre de supervision urbaine, rue Garibaldi ».

Ces aménagements permettront en outre, d’éliminer « les poteaux et les barrières qui empêchaient les véhicules de Pizzorno d’intervenir » précisait Nathalie Bicais.

Pour Gérard Beccaria, il s’agit « d’améliorer les conditions de travail des commerçants ».

Un centre-ville plus attractif

Répondant aux nombreuses inquiétudes des commerçants concernant la baisse de fréquentation, Nathalie Bicais a assuré que la municipalité mettait tout en œuvre pour améliorer l’attractivité du cœur de ville. « De nouvelles fresques feront leur apparition, des documents de tourisme sont en préparation pour attirer les visiteurs, des plantations d’arbres et l’installation de trois sanisettes sont également prévues : parking Martini, Placette Evenos et Halle aux poissons » .

Aux cris d’alerte des commerçants concernant leur chiffre d’affaire en forte baisse, les élus ont assuré qu’ils seraient à leur côté pour appuyer leurs demandes de défraiement de charges, tout en indiquant que l’étude de l’ANCT(*) préconisait un délai de 18 mois pour que les habitudes des clients s’adaptent à la piétonnisation (voir notre article cette étude sur ce lien). Et Nathalie Bicais d’ajouter : « cette situation de baisse de fréquentation n’est pas un problème seynois. Tous les centre-villes de France sont confrontés aux mêmes difficultés. On signe la convention pour la rénovation des façades avec l’ANRU(**), ça va démarrer. Et j’insiste auprès de mes partenaires à TPM pour que le parking Martini soit plus attractif au niveau des tarifs ».

Plus de sécurité

Enfin concernant la sécurité, elle assurait que d’ici cet été, trois bornes d’appel d’urgence assistées par vidéoprotection seront installées sur les places Bourradet, Perrin et Laïk. Ces appels seront reçus par Centre de supervision urbain qui pourra intervenir rapidement (voir notre article sur le chantier du futur CSU sur ce lien).

Les commerçants pourront également s’équiper d’un GSM d’alerte pour la somme d’un à deux euros par mois. Le CSU pourra ainsi être alerté de n’importe quel problème lié à la sécurité dans une boutique.

« J’entends vos difficultés, assurait Nathalie Bicais en fin de réunion, nous gagnerons ensemble ce pari ».

 

(*) Agence nationale de cohésion des territoires

(**) Agence nationale de rénovation urbaine

 

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