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La Seyne, un port et des chantiers

L'activité du premier chantier naval seynois est attestée dès 1711. Charpentiers, calfats, cordiers, voiliers, gréeurs, tonneliers participent activement aux constructions de bateaux de pêche et de commerce. Pour autant, dès 1652, le port gagne en importance par la construction d'un môle.


La vocation stratégique du littoral seynois, qui verrouille la rade de Toulon, s'illustre parallèlement par la construction de forts. La Tour de Balaguier est érigée dès 1634 sur ordre de Richelieu. Vauban la renforce dès 1679 de remparts et de poudrières. Une batterie haute permet de faire feu dans les gréements de la marine à voile. Le fort de l'Eguillette est par ailleurs construit en 1680, avant que Napoléon Bonaparte n'ordonne la construction du fort éponyme en 1812 pour compléter le dispositif.


L'aventure industrielle des chantiers navals débute au XIXème siècle par l'ouverture des premiers chantiers mécaniques (1835) et l'arrivée précoce du chemin de fer (1859). A cette époque, La Seyne s'apprête à devenir simultanément l'une des capitales mondiales de la construction navale et une destination touristique réputée.
Nous sommes donc en 1835, à l’aube des premiers chantiers de construction navale métallique. Tôles, plaques de blindage et profilés arrivent à La Seyne depuis le Creusot ou la Lorraine ; une route longue et épuisante pour les hommes et les chevaux. Avant, avec les constructions en bois, il suffisait d’aller dans la forêt de Janas pour y prendre chênes, liège et pins maritimes. Mais le progrès a placé la construction métallique à la première place.


En 1859, un évènement va changer le cours des choses : l’arrivée du chemin de fer. Les matériaux arrivent alors en gare de La Seyne et sont transportés jusqu’aux chantiers, devenus depuis 1856, la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée. La ville résonne des attelages de fardiers avançant avec peine sur les pavés du port. Bêtes et hommes, suent sang et eau pour transporter l’acier et le bronze dans un bruit étourdissant de ferraille et de claquements de fouets.


30 ans durant, la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée donnera de la construction navale une image florissante. Plus de 2 000 hommes travaillent sur le site. 10 quais permettent de construire les plus grands navires militaires et paquebots de l'époque. En 1966, la Société est placée en liquidation. Elle cède la place aux Constructions navales et industrielles de la Méditerranée. Elles étendent leurs activités et emploient quelques 5 000 personnes dans les années 70. Choc pétrolier, reconversion industrielle, concurrence internationale auront raison des Chantiers. Le 28 février 1989, les chantiers ferment définitivement. La ville subit le contrecoup de cette catastrophe aux conséquences humaines et économiques dramatiques.

 

 

Chapitre 1 - La Seyne se détache de Six-Fours en 1657

Chapitre 2 - La Seyne, un port et des chantiers

Chapitre 3 - La Seyne et Michel Pacha

Chapitre 4 - La Seyne, 2e ville du Var

Chapitre 5 - Les maires de La Seyne