« C’est la fin des haricots, je suis rouge comme une tomate ». A l’ombre des lianes de kiwi recouvrant le potager, les enfants devisent et s’activent. On les voit concocter des sirops de menthe ou de romarin. Unités de mesures, proportions… les recettes empruntent aux mathématiques. « Il s’agit d’utiliser un projet pour une remédiation pédagogique », observe Valérie Inghilterra, directrice de l’école Renan.
A ses côtés, Vanessa Mangin, enseignante, présente la fresque des « 4 saisons de Renan » : « Une évocation de Vivaldi, dans la seule école seynoise disposant de deux Classes à horaires aménagés musique (CHAM) », résume-t-elle. Un arbre vert pour le printemps, multicolore pour l’été, rouge pour l’automne et noir pour l’hiver. Les idées fusent là où on ne les attend pas : « Les élèves, de 6 à 11 ans, sont mélangés. Des interactions naissent autour des projets », relève Gaëlle Gorce, plasticienne.
Avec Géraldine Choux, professeure à l’école municipale des Beaux Arts, elles ont travaillé autour du Minifest : « L’idée était de réaliser une fresque d’art urbain sur le mur de la cour. Au départ, on ne savait pas s’ils allaient dessiner. Puis ils ont pris l’initiative. L’entraide, les discussions, les confessions quelquefois, ont suivi… », s’enthousiasme-t-elle.
Le résultat, une magnifique composition rappelant Matisse embellit désormais la cour de l’école Renan. « Un partenariat fructueux, se félicite Stéphane Lancellotta. La Ville et l’Education Nationale sont main dans la main pour la réussite de nos enfants. Ce dispositif en est un bon exemple », conclut l’adjoint aux écoles.








