Espace naturel sensible du Fort Napoléon : 150 nouveaux plants grâce aux CM1 de Pagnol

Le 1er décembre, dans le cadre de la renaturation de l’espace naturel sensible du Fort Napoléon, 45 élèves de cours moyen de l’école Pagnol ont planté 150 végétaux endémiques*, chemin des Consuls. Une action du Conseil départemental du Var saluée par Christine Sinquin, première adjointe déléguée à l’environnement.

Florence Hausard, paysagiste DPLG

Cicatriser, renaturer, tout en parlant du patrimoine. C’est la mission que le Conseil départemental du Var a confiée à l’atelier l’Amarante : « La requalification du site concerne le glacis du fort, soit 11 hectares entre le tour de ronde et les remparts. Avec le temps, les courses d’orientation, VTT et motos y avait créé plusieurs dizaines de sentiers dégradant la nature », observe Florence Hausard, paysagiste DPLG, fondatrice de l’atelier. Avec sa collaboratrice Xianglingrui Liu, elles ont conçu trois parcours (voir ci-dessous) sur l’histoire patrimoniale et sa biodiversité : « Il s’agit de baliser, via des ganivelles, trois itinéraires thématiques avec des énigmes sur l’histoire du fort, classé monument historique, et la biodiversité du site », poursuit-t-elle.

Christine Sinquin, première adjointe déléguée à l’environnement

« On canalise donc les flux de randonneurs pour préserver cet espace naturel sensible (ENS), qui abrite par ailleurs des colonies de chauves-souris forestières, d’écureuils roux et d’oiseaux migrateurs », signale Olivier Auda, chef de projet des aménagements des ENS au Conseil départemental.

Ce 1er décembre, 45 élèves de CM1 de l’école Marcel Pagnol sont venus prêter main forte pour planter 150 végétaux endémiques. « Cela permet aux enfants de s’approprier le site et ses plantes endémiques et de faire œuvre de pédagogie sur les conséquences des piétinements », relève la première adjointe à l’environnement, Christine Sinquin.

Au printemps, tous reviendront observer la croissance de leurs plants dans la forêt du fort Napoléon.

* Cystes, hélicryses, badasse, lavande papillon, romarin, thym, sariette, coronille

Du rôle de la forêt

Julie Monet, professeure des écoles à Marcel Pagnol

Depuis la Toussaint, Julie Monet et Estelle Lagadet, professeures des écoles à Marcel Pagnol, étudient la forêt avec leurs élèves de CM1. « On a montré son rôle refuge pour la biodiversité de sa flore et de sa faune. Son importance aussi pour absorber le carbone et générer de l’oxygène dans l’atmosphère. Son utilité enfin pour l’homme, qui s’en sert pour se chauffer ou pour bâtir des maisons. »

Autant d’arguments en faveur d’une gestion raisonnée de nos espaces naturels sensibles.

Les parcours thématiques

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