« Je suis à l’affût du moindre obstacle »

Valérie Guittienne, conseillère municipale en charge de l’inclusion des personnes en situation de handicap, présente les actions qu’elle conduit dans le cadre de sa délégation et la manière dont elle l’aborde. L’élue déplore néanmoins que certains projets aient été « freinés par la crise sanitaire ». Entretien.

Quels sont vos projets pour favoriser l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap ?

Valérie Guittienne :« La notion d’inclusion dépasse son idée première : être inclus dans une société, c’est aussi ne plus en dépendre. C’est sur ce postulat que j’essaie de faire avancer les projets, et pour cela, je rencontre le tissu associatif de notre territoire : l’Association des paralysés de France (APF) – France Handicap, l’Urapeda, l’Adapei, RubSacs, Autisme PACA, Coridys, Handibou, Trisomie 21… Je souhaite d’ailleurs étoffer la liste des associations partenaires. Nous devons être au plus près des personnes handicapées pour trouver des solutions ensemble, aider le jeune adulte handicapé à surmonter son isolement, créer du lien entre le tissu associatif et le public handicapé… Et nous souhaitons, avec Lydie Onteniente, élue déléguée à la jeunesse, associer le service Jeunesse à des actions de sensibilisation. »

Comment agissez-vous pour améliorer la mobilité ?

V. G. : « J’interviens dès qu’une alerte est signalée de la part d’un usager handicapé et je veille à trouver des solutions avec l’appui des services très mobilisés sur ce sujet. Nous avons commencé par la réalisation de trottoirs, notamment sur la route des Gendarmes d’Ouvéa et une étude est en cours pour poursuivre sur le chemin de La Seyne à Bastian. Je suis à l’affût du moindre obstacle : un trou dans la chaussée, un poteau gênant, un arbre envahissant, un véhicule mal stationné… Par ailleurs, avec le responsable de la Police municipale, nous nous penchons sur la réglementation du stationnement des véhicules des personnes titulaires de la carte PMR. J’ai également demandé à l’APF-France handicap, de participer à la réflexion sur une chaîne de déplacement. Et j’ai aussi travaillé sur l’accessibilité à la plage. Les incivilités doivent désormais être punies systématiquement. Le temps de la sensibilisation n’a que trop duré depuis la loi de 2005 ! »

 

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