Au programme : exposition de véhicules de plus de 30 ans, défilés, parades et animations musicales. Très vite, l’esplanade s’est transformée en véritable musée à ciel ouvert, où carrosseries rutilantes et moteurs d’un autre temps ont attiré curieux et passionnés.
Dans le département, ils sont 44 clubs et près de 1 600 collectionneurs à veiller sur plus de 2 200 voitures anciennes. Une communauté soudée, qui entretient avec minutie un patrimoine roulant aussi fragile que précieux.
Sur place, les discussions allaient bon train. Pour beaucoup, ces véhicules ne sont pas de simples objets : ils sont des fragments de vie. « J’ai eu une belle américaine pendant des années, raconte Antoine, venu admirer les modèles exposés. Le souci, c’est quand il y a une panne. Les pièces ne sont parfois plus disponibles, il faut fouiner sur des sites d’enchères ou les faire recréer de l’autre côté de l’Atlantique. Ça coûte cher, mais c’est une vraie passion. »
Des souvenirs sur quatre roues
Un peu plus loin, Bernard évoque avec émotion ses propres trésors. Parmi eux, une Renault 8 estampillée Michelin et Elf, qui le replonge dans sa jeunesse. « Je n’avais pas encore le permis, mais mon meilleur ami oui. Il venait me chercher avec cette voiture, on faisait des tours en ville… Quand je l’ai revue, j’ai craqué. »
Autre pièce de sa collection : une Renault Estafette, véhicule emblématique des années 60 et 70. « Ça me rappelle mon enfance. Mon père en avait une, aménagée en camping-car. On partait en famille… Une nuit, en me retournant, j’ai actionné le klaxon et réveillé tout le monde », sourit-il. « Pour moi, ces voitures, c’est posséder un petit morceau du passé. »
Le coup de cœur du maire
Présent toute la matinée, le maire Dorian Munoz est allé à la rencontre des exposants et du public, prenant le temps d’échanger et d’admirer les véhicules. Comme le veut la tradition, il a également remis le trophée « coup de cœur » de la Ville. Son choix s’est porté sur une Ford Thunderbird 1956, véritable icône de l’automobile américaine. Ce modèle, symbole d’élégance et de liberté, est notamment associé à l’univers du film American Graffiti de George Lucas, qui met en scène la culture automobile des années 60 aux États-Unis.
Un patrimoine vivant
Au-delà de la mécanique, cette journée rappelle que les véhicules d’époque sont aussi des témoins d’une époque, d’un mode de vie, d’une histoire collective. À La Seyne-sur-Mer, le succès de cette cinquième édition confirme l’attachement du public à ce patrimoine roulant, entretenu avec passion par des amateurs pour qui chaque moteur raconte une histoire.





