L’avenir de l’institut de biologie marine Michel-Pacha se dessine

Le maire de La Seyne-sur-Mer Nathalie Bicais recevait, ce vendredi 5 juillet à l’Hôtel de Ville, Frédéric Fleury, président de l’université Claude-Bernard Lyon 1, pour une présentation de l’esquisse du futur centre international de séminaires Michel-Pacha.

Autour de Nathalie Bicais, maire de La Seyne-sur-Mer, et de Frédéric Fleury, président de l’université Claude-Bernard Lyon 1, les différents acteurs du projet dont les représentants du cabinet K-Architectures et de la Fondation du patrimoine

« Tout le monde connaît ce bâtiment, c’est un projet magnifique ! » s’enthousiasme Nathalie Bicais. Le maire de La Seyne-sur-Mer fait part d’une « vraie satisfaction » après avoir étudié « le très joli travail » de l’agence K-Architectures Sigwalt Herman a qui a été confié le renouveau de l’institut Michel-Pacha. Également « très heureux de rentrer concrètement dans la phase de réhabilitation du site », Frédéric Fleury, président de l’université Claude-Bernard Lyon 1 à laquelle appartient l’institut de biologie marine, était au côté de la première magistrate, le 5 juillet dernier à l’Hôtel de Ville. À l’ordre du jour : la présentation de l’esquisse du futur centre international de séminaires, étape qui selon lui permet désormais de « se projeter sur un nouveau siècle de fonctionnement de ce site emblématique ». Ce, « après un long épisode judiciaire de plus de 10 ans (les héritiers ont tenté de récupérer les lieux) » qui explique l’état d’abandon de ce joyau patrimonial de style ottoman dessiné par l’architecte Paul-Page. C’est à présent de l’histoire ancienne car l’institut retrouvera bientôt « sa place initiale dans le respect de l’histoire du leg », indique Frédéric Fleury.

Recherches de demain et ouverture sur la société

Nathalie Bicais, maire de La Seyne-sur-Mer, et Frédéric Fleury, président de l’université Claude-Bernard Lyon 1

Le lieu est en effet voué à « faire de la recherche autrement dans les domaines des sciences de la nature, de la biologie marine… », précise le président de l’université Claude-Bernard Lyon 1. Autrement dit : « Il n’y aura pas de laboratoire de recherche en tant que tel, mais des travaux de recherche en amont et en aval par le biais de la mise en place de séminaires internationaux et de congrès. Les scientifiques discuteront notamment de recherches de demain. » Pour ce faire, ajoute-t-il, le projet présente « une vertu environnementale », notamment en termes d’innovations dans la façon de communiquer depuis partout dans le monde, grâce aux outils numériques qui seront à disposition.

Autre « aspect » primordial pour Frédéric Fleury : « L’ouverture sur la ville, la région… sur la société par le biais de séminaires, congrès et conférences destinés au grand public, ainsi qu’en proposant des actions dédiées aux scolaires pour les sensibiliser aux enjeux et aux sciences du vivant. »

Réhabilitation du bâtiment Dubois, reconstruction du bâtiment Pérès

Émilie Bourdier, cheffe de projet à l’agence K-Architectures Sigwalt Herman

Au niveau patrimonial, il s’agit donc de réhabiliter le bâtiment Dubois (l’institut de biologie marine historique achevé en 1899), explique Émilie Bourdier, cheffe de projet à l’agence K-Architectures. « Un bâtiment exceptionnel au caractère très marqué », dont la bibliothèque des Frères Lumière sera conservée et restaurée. Mais également de construire un bâtiment en lieu et place de l’unité de recherches Pérès (qui date de 1968). Ce nouveau bâti de près de 600 m² présentera « une architecture contemporaine tout en s’inspirant des codes du bâtiment Dubois de manière à lui tirer une référence », décrit l’architecte. Il accueillera un restaurant « ouvert sur la mer », un auditorium de 100 places… Et le jardin retrouvera « sa splendeur d’antan », avec une végétation luxuriante.

Nathalie Bicais souligne que la réhabilitation de l’institut Michel-Pacha s’inscrit, telle « une pierre angulaire », dans « une mise en scène par rapport aux futurs aménagements de la corniche de Tamaris ». De plus, fait-elle observer : « C’est un bâtiment totem qui pourra rayonner avec toutes les universités. Il répond à un vrai besoin, c’est un plus énorme pour le territoire. »

Le soutien de la Fondation du patrimoine

Le maire de La Seyne-sur-Mer rappelle également que le projet s’inscrit « dans un travail avec la Fondation du patrimoine », l’institut ayant été reconnu en 2023 par la mission Stéphane Bern, ce qui lui a permis de recueillir 400 000 euros de fonds. Et de lancer une collecte de dons (toujours en cours), à laquelle s’ajoutent des contributions de mécènes. En outre, relève Frédéric Fleury, « sans les partenariats avec les collectivités, ce projet n’aurait jamais vu le jour »*.

Le dépôt du permis construire est prévu fin 2024, le démarrage des travaux en 2025. Ce qui permet d’envisager la livraison du centre international de séminaires en 2026.

*Le montant total du projet est estimé à 6 millions d’euros, dont la moitié financée par l’université Claude-Bernard Lyon 1. La Région Sud s’est engagée à hauteur d’1,2 million d’euros, la Métropole Toulon-Provence Méditerranée de 900 000 euros et le Département du Var de 450 000 euros.
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