
Marie-France Morieux, proviseure depuis le mois de septembre 2025 assistée de François Michaud, son proviseur adjoint, sont satisfaits qu’un tel projet ait pu voir le jour dans leur établissement.
Dans ce lycée polyvalent où les filles sont en minorité, il était urgent de sensibiliser les élèves à la violence psychologique, sexiste et sexuelle. Ce mardi 10 février en salle du CDI, c’est le journaliste Claude Ardid qui intervient pour une conférence sur la prostitution des mineures auprès d’un jeune public concentré et attentif. Il rappelle que le chiffre de cette tragédie s’amplifie d’année en année. De 6 000 à 8 000 jeunes filles qui se prostituaient en 2018 en France, nous sommes passés à 30 000 aujourd’hui. Et ce fléau ne cessera d’augmenter si rien n’est fait… Alors il souligne combien il faut rester prudents face aux réseaux sociaux qui sont les premiers dangers pour les moins de 15 ans car ce sont des proies faciles pour les proxénètes. Enfin, même si le passage de l’adolescence est particulièrement difficile et que leur santé mentale n’a jamais été si éprouvée, il faut noter que tous les changements radicaux de l’adolescent (enfermement tard la nuit sur les réseaux, changements vestimentaires, chute des résultats scolaires, prise d’alcool et de stupéfiants, fugue) doivent être pris au sérieux car ils peuvent être un signe d’emprise.

La proviseure est bien consciente de cet épineux problème de santé mentale et insiste pour que cette semaine de lutte contre les violences touche le plus grand nombre d’élèves du lycée. Elle rappelle que ce beau projet est porté par Stéphanie Zouatim, la documentaliste du CDI, qui n’en est pas à sa première action pour informer les élèves : “Je salue au passage tout le réseau de Stéphanie Zouatim pour entreprendre cette action”. Elle est assistée par Zoé Valex, une ancienne élève du lycée impliquée sur ces sujets qui n’a pas hésité à donner de son temps pour mettre en place cette semaine de mobilisation. Marie-France Morieux voit déjà des liens se créer avec les associations présentes, comme la LDH et SOS homophobie et se dit “très heureuse d’avoir réussi à mener une telle action. J’aimerais la pérenniser pour élargir cette information au corps enseignants et, pourquoi pas, auprès des familles”.
Jusqu’au jeudi 12 février, les lycéens sont amenés à écouter d’autres conférences avec “Le Cycle de la violence” par Quentin Bert, gynécologue à l’hôpital Sainte-Musse et “Comprendre les violences et leurs conséquences” par Virginie Peyre (association Les amis de Romy) et Sarah Benmrah (association Les ados oubliés), sans compter les ateliers d’écriture et de collage au CDI. Une semaine pour comprendre, soutenir et prévenir toutes formes de violence avec l’idée que cela peut arriver à n’importe qui. Gageons que ces échanges permettront au plus grand nombre de garçons et de filles de s’armer face à cette souffrance qui impacte l’avenir de notre jeunesse.








