C’est lors d’un voyage au Honduras et au Guatemala que la « mouche café » a piqué Lionel Vacher. « J’y ai découvert l’univers du café : depuis le grain jusqu’à la tasse. À l’époque, nos trois enfants venaient de finir leurs études donc c’était le bon moment pour se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle ».
Le prothésiste dentaire originaire de Bastia se met alors à la recherche d’une torréfaction à acquérir. « C’est grâce à un reportage de SOS Villages diffusé pendant le 13h de TF1 que j’ai appris que La Cigale était en vente. La première fois qu’on est venus, c’était en février, l’après-midi et il pleuvait : autant vous dire que ça ne faisait pas rêver. Mais dès que Marie-Claude Pétina m’a ouvert la porte, j’ai eu un coup de coeur ». Ou plutôt un coup de nez car « c’est l’odeur de la torréfaction qui m’a instantanément séduit ».
« Immense potentiel du centre-ville »
Malgré le coup de coeur, le couple est venu d’Angers tous les deux mois pour se rendre compte du potentiel de La Cigale en toutes saisons. Car à l’époque, le prothésiste avait monté une entreprise florissante qui s’est vite transformée en une chaîne de plusieurs prothésistes affiliés en Anjou. « En décembre 2024, nous avons signé la reprise de La Cigale, car cette ville a un immense potentiel de développement auquel je crois ».
11 variétés de café
La torréfaction La Cigale a été créée en 1929 sur la placette Évenos. Bien connue des Seynois et des locaux, elle attire de plus en plus de touristes qui ramènent un paquet de café/souvenir de La Seyne. Il faut dire que l’offre est alléchante pour tout amateur de bon café qui se respecte. « Je ne travaille que des grains de café dits “de spécialité”. C’est l’équivalent des grands crus pour le vin. Je torréfie 11 variétés : 9 permanentes et 2 aléatoires que je crée avec des mélanges faits maison. J’ai envie qu’on ait tous accès à du café haut de gamme ! ».
L’acquisition de la Boîte à biscuits s’est faite dans un deuxième temps. « J’en avais très envie car pour moi c’est un bon complément à la dégustation d’un café. Beaucoup de torréfacteurs choisissent de vendre du chocolat. Pour ma part, associer une fabrique de biscuits et une torréfaction, c’est l’idéal. »
Les biscuits de La Cigale

« Evelyne, la gérante de La Boîte à biscuits venait boire le café ici tous les jours. Elle disait toujours : je vais vendre un jour mais pas à n’importe qui, je veux choisir les repreneurs. De mon côté, ça faisait aussi partie de mes envies de créer une biscuiterie. Et un matin de février dernier, elle est arrivée et elle m’a dit “Si tu veux La Boîte à biscuits, je te la vends” ».
« Du coup, avec mon épouse, on se partage les tâches entre la torréfaction et le labo de la biscuiterie. Notre fils Enzo va venir nous donner un coup de main pour l’été. C’est déjà lui qui est en charge de la promotion et de la communication de La Cigale. Il a créé notre site Internet(*) ».
Pour développer les deux entreprises et offrir une expérience/client exceptionnelle, Christiane, Lionel et Enzo aimeraient diversifier l’offre de la biscuiterie avec des spécialités et des beignets corses à base de brocciu. « À terme, La Boîte à biscuits se nommera Les Biscuits de la Cigale », annonce Lionel Vacher.
C’est une belle affaire familiale qui commence à La Cigale qui sera bientôt centenaire, mais aussi à La Boîte à biscuits, une autre boutique historique et emblématique du coeur de ville.
(*) lacigale-shop.fr








