La veille déjà, les véhicules avaient été exposés sur l’esplanade marine à l’occasion du contrôle technique, permettant au public de les approcher de plus près. Le maire, Joseph Minniti, était présent, entouré de ses adjoints Valérie Guittienne (accueil du public), Daniel Martinez (sport), Dominique Baviera (culture et événementiel) et Ludovic Pontone (travaux), afin de saluer les organisateurs et partager ce moment avec les Seynois.
Une démonstration plus qu’une course
Contrairement à une véritable compétition, la Montée historique, organisée par le Club auto rétro seynois (Cars) présidé par Claude Astore, n’avait rien d’une course de vitesse. Pas de chrono, pas de dépassement : l’événement s’est déroulé dans un cadre entièrement sécurisé, pensé comme une démonstration destinée à mettre en valeur le patrimoine automobile et à faire revivre une ambiance de rallye d’autrefois sans les risques d’antan.
« Après plusieurs années d’absence, la Montée historique a retrouvé l’asphalte de la Corniche merveilleuse. Avec mes collègues élus, nous n’avons pas manqué, comme de très nombreux Seynois, d’aller admirer ces belles du temps jadis et de féliciter les organisateurs pour la qualité de cette édition », a déclaré le maire Joseph Minniti, heureux de voir renaître un rendez-vous inscrit dans la mémoire collective.
Des voitures devenues légendaires
Pour les uns, elles résonnent comme des souvenirs ; pour les autres, elles surgissent comme des héros de la pop culture, soudain bien réels au détour d’un virage. La Ferrari Dino 308 GT4, produite dans les années 1970, rappelait l’élégance italienne et l’hommage d’Enzo Ferrari à son fils disparu. L’Alpine A110, entrée dans la légende en remportant le premier Championnat du monde des rallyes en 1973, offrait le frisson d’une époque où la France dominait la discipline.
La Peugeot 205 Rallye, enfant chérie de la fin des années 1980, a marqué toute une génération et continue d’exister pour les plus jeunes dans des jeux vidéo comme Gran Turismo ou Forza Horizon. Plus radicale, la Renault 5 Turbo, bête de course des années 1980 avec son moteur central arrière, a même eu son heure de gloire dans Never Say Never Again (1983), face à James Bond. Enfin, la Ford Escort RS, idole des rallyes des années 1970, a retrouvé une seconde vie au cinéma : dans Fast & Furious 6 (2013), Paul Walker lançait une Escort RS 1600 bleue lors d’une course poursuite d’anthologie.
La voix du public
Dans la foule, les sourires en disaient long. « On a l’impression de remonter le temps », glissait un passionné, les yeux brillants devant une Alpine. Plus loin, un père de famille se réjouissait : « Mes enfants n’avaient vu ces voitures qu’à la télévision ou dans les jeux vidéo. Là, ils les entendent rugir pour de vrai. » Pour d’autres, c’était avant tout une madeleine de Proust : « J’ai eu une 205 rallye dans ma jeunesse… La revoir ici, c’est comme retrouver un vieux copain », confiait un habitant, ému. Entre nostalgie et émerveillement, la Corniche merveilleuse a prouvé qu’elle restait un trait d’union entre générations.








