Menu ciblé dans un conteneur spécifique

Petit déjeuner des entreprises : se positionner sur les marchés de demain

Ce vendredi 5 décembre, le casino Joa accueillait le petit déjeuner des entreprises. Au programme, une présentation du Pôle Mer Méditerranée, l’usage des drones par le Pôle Safe, les « Carrefours de l’entreprenariat » de TVT et la fin annoncée des liaisons cuivre et 2G par Orange. Le maire, Joseph Minniti, a introduit la séance en compagnie de Sandra Torres, adjointe au développement économique.

(au micro) Joseph Minniti et Sandra Torres

« Courant février, le coeur de ville devrait être un peu chamboulé par le début des travaux du NPNRU. » De la végétalisation de l’avenue Hoche et de la place Martel-Esprit à la construction de la médiathèque à Calmette et Guérin, le maire Joseph Minniti a présenté à une cinquantaine de chefs d’entreprise les grands chantiers seynois en cours. « Le permis de construire pour la rénovation de l’Institut de biologie marine par l’université Lyon I devrait être délivré dans les jours qui viennent. De même, la phase de négociation pour l’Atelier mécanique s’achèvera avant la fin du mois », poursuit le premier magistrat. Concernant la rade, ce dernier a rappelé que Portelo, filiale de Eiffage, réalisait pour TPM un port de plaisance à Grimaud. Et qu’une nouvelle société portuaire pilotée par TPM, la CCIV et la Région Sud allait encadrer le port de commerce de Brégaillon, le Môle des Croisiéristes à Grimaud et le quai des Ferries à Toulon. Joseph Minniti a conclu par le chantier du PANG (Porte Avion Nouvelle Génération), concrétisé par la poldérisation de 15 hectares derrière Brégaillon : « Un pont relaiera Brégaillon au site du chantier et offrira, à terme, une nouvelle entrée dans l’arsenal. »

L’adjointe au développement économique Sandra Torres a salué la présence des entrepreneurs seynois Malik Dahman, président de la French Tech, et de Saimi Barragan de Startmining.

Présentation du Pôle Mer Méditerranée

Christophe Avellan, directeur du pôle Mer Méditerranée

Directeur du Pôle Mer Méditerranée, Christophe Avellan a rappelé que sa structure œuvrait depuis vingt ans « à une économie maritime durable, souveraine et porteuse d’avenir » : « Bercy réévalue régulièrement les pôles de France 2030. Nos adhérents sont aussi bien des entreprises, des starts up, que des chercheurs, des collectivités ou le ministère des Armées. »

Depuis ses bases terrestre d’Ollioules et maritime de La Seyne (hébergée dans les locaux d’Ifremer depuis juillet dernier), le Pôle Mer Méditerranée s’illustre dans la défense (Naval Group, Thalès), le nautisme et le refit (Monaco Marine et Riviera Yachting Network), les ressources énergétiques (First pour l’éolien flottant, Dalkia avec le réseau d’échange thermodynamique sur eau de mer), l’aquaculture durable (Ifremer) sans oublier l’aménagement littoral (montée des eaux, changement du trait de côte et résilience climatique).

« Le Pôle Mer, ce sont 500 adhérents, 30 réunions annuelles, 20 à 30 projets labellisés, à 70 % subventionnés, 13 projets européens en cours », égrène Christophe Avellan.

De l’usage des drones

Hubert Bérenger, responsable des programmes drones du Pôle Safe

Délégué territorial pour le Pôle Safe, Hubert Bérenger est responsable des programmes drones. Le Pôle Safe, domicilié à l’aérodrome d’Aix-les-Milles, a pour ambition d’être présent « de la terre aux étoiles en passant par le ciel » : « Nous couvrons pour nos 455 adhérents les secteurs de la sécurité, de l’aérien, du spatial et de la défense », commence-t-il. Les Jeux Olympiques de 2024 ont permis à Safe de se distinguer pour des solutions de détection contre les drones malveillants. Mais Hubert Bérenger s’illustre également dans la logistique pour l’urgence médicale : « Dès 2020, les hôpitaux nous ont demandé des solutions autonomes. Il s’agissait d’utiliser des drones pour livrer des échantillons sanguins dans les meilleurs délais, avec équité géographique et moins d’émissions de Co ». Pour voler en zone urbaine, les drones doivent techniquement être opérationnels et leurs pilotes qualifiés : « Les risques sont dans l’air, les vols se faisant à moins de 200 mètres dans une zone où peuvent évoluer des hélicoptères, et sur terre, des piétons pouvant être blessés », rappelle-t-il. Le projet « Medical delivery » doit donc résoudre des freins technologiques et réglementaires, sans oublier l’opinion publique, pas forcément encline à supporter ces vols.

Depuis l’an dernier, une première ligne relie en 15 km l’hôpital de Pertuis à la périphérie d’Aix. En 2026, c’est une ligne Tende – Sospel – périphérie de Nice qui devrait voir le jour pour gagner en 50 km l’Institut Pasteur. « D’autres actions sont menées pour l’éolien en mer, l’agriculture, la défense ou les entrepôts en indoor », conclut Hubert Bérenger. Le Pôle Safe doit organiser en collaboration avec TPM un atelier logistique le 30 avril 2026 à Chalucet (à confirmer). De quoi se positionner sur les marchés de demain.

Les « Carrefours de l’entreprenariat »

Chargé de mission pour Toulon Var Technologies (TVT), Arnaud Favre a présenté les « Carrefours de l’entreprenariat ». « Il s’agit de détecter, accompagner et financer, via la Banque Publique d’Investissements, les projets dans les Quartiers Politique de la Ville », résume-t-il. A La Seyne, les entrepreneurs de Berthe et du centre-ville peuvent bénéficier d’ateliers de sensibilisation, de prêts d’honneur à taux zéro, de réalisation de documentaires, de « pitch party » (présentation des projets en soirée) ou de colloc (bureaux mis à disposition temporairement). Le vendredi 12 décembre prochain de 15h30 à 22h, TVT organise à l’attention des entrepreneurs des métiers de la restauration le « Toulon food fest » au port des créateurs, place des Savonnières.

Fin de la 2G et du cuivre

Dernier intervenant, Olivier Daguillon, directeur des relations avec les collectivités locales chez Orange, a annoncé la fin des liaisons cuivre pour juin 2028 : « A La Seyne, 99 % des abonnés sont déjà passés à la fibre. Mais des villes comme Carqueiranne ou La Crau sont toujours au cuivre », signale-t-il. A l’échelle nationale, il subsiste d’ailleurs 7,5 millions de ligne cuivre sur 42 millions d’abonnés. « L’avantage de la fibre, au-delà de son débit, est de ne craindre ni la neige ni les perturbations électro-magnétiques. En revanche, elle n’est à l’abri ni des pelleteuses ni des souris (NDLR : les gaines sont en fibre biosoluble). »

Le réseau 2G doit pour sa part être supprimé en octobre 2026 : « Il équipe encore les sociétés d’ascenseurs pour les appels d’urgence, ou encore les pompes de relevage à distance. Mais il occupe encore un quart des communications mobiles, à l’heure où la technologie 5G consomme dix fois moins d’énergie », conclut Olivier Daguillon.

Partage
🇬🇧
Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site.