
En 2016, en fondant CAP’école*, des parents bénévoles s’étaient donné pour mission de promouvoir une école au sein de laquelle « chaque enfant, quel que soit son handicap ou ses besoins spécifiques, accède à une scolarité épanouissante et adaptée ». Une décennie plus tard, « l’engagement de grande qualité de cette association auprès des enfants en situation de handicap et de leurs familles » fait référence, comme l’a souligné l’adjointe au maire déléguée au handicap et à l’inclusion, Valérie Guittienne ce mercredi 21 janvier au Casino Joa. Et considérant le nombre de participants présents ce jour-là, 225 très exactement, il est indéniable que le colloque annuel organisé par CAP’école s’est affirmé au fil des années comme un rendez-vous des plus attendus par les professionnels de l’Éducation nationale, du secteur médico-social, médical et paramédical, comme par les familles. C’est également grâce à l’implication de seize bénévoles que cette journée s’est déroulée dans les meilleures conditions.
« Diversité des regards »

Intitulée “Vivre ensemble à l’école”, cette 7ème édition avait ainsi pour objectif de traiter ce qui reste une « une question centrale », selon Noëlle Semadeni, vice-présidente fondatrice de l’association. « Car en réalité, insiste-t-elle, rien n’est ni simple, ni évident en matière de vivre-ensemble lorsqu’il s’agit de la scolarité des élèves a besoins particuliers. Ce collectif dont on rêve se heurte immanquablement aux besoins individuels. »
Aussi, une douzaine d’intervenants, « des spécialistes venus de divers horizon », sollicités « pour la richesse et la diversité des regards », ont-ils apporté leurs éclairages et témoignages tout au long de la journée à travers cinq conférences : “Grandir ensemble, comment l’inclusion transforme toute la classe” ; “Présences qui comptent, repenser l’accompagnement humain à l’école” ; “Les comportements problèmes à l’épreuve du vivre ensemble”** ; “Quand la différence devient cible, harcèlement et handicap à l’école” ; “Inclure sans s’épuiser, quel équilibre pour les équipes pédagogiques, pour les familles ?”
« Sans langue de bois »
Parmi les temps forts deux séquences dites “Connexions inclusives” avaient pour vocation de provoquer « des rencontres informelles entre petits groupes de participants », explique Béatrice Lombart-Ettouati, secrétaire générale de CAP’école. « C’est souvent dans ces interactions que naissent les idées les plus fécondes », précise-t-elle. Au-delà de la qualité des interventions, l’intérêt de ce forum est en outre lié, analyse-t-elle, au fait « d’aborder tous les sujets d’actualité sans langue de bois tel le statut des AESH (accompagnants des élèves en situation du handicap), par exemple ».








