« Ce sont des gens discrets et engagés, ce sont des vrais héros du quotidien en faveur de notre environnement et du milieu marin ». C’est ainsi que Christine Sinquin, adjointe à l’environnement parle de Lucienne et Gilles Vansteeland. Tout en rappelant que pour les fumeurs, mettre son mégot à la pouvelle, ce n’est pas grand chose mais le laisser dans la nature peut avoir de grandes conséquences.
« Par sa taille et sa texture cotoneuse, on a longtemps considéré que le mégot n’était pas un déchet. Or chaque mégot contient plus de 2 500 produits toxiques et pollue jusqu’à 500 litres d’eau », observe Laurie Vignon, responsable de l’antenne varoise de Recyclop. A ses côtés, Lucienne et Gilles Vansteeland, dynamiques retraités résidant à proximité du Leclerc des Sablettes, racontent : « Chaque matin, nous faisons notre marche avec un sac, une pince télescopique et des gants. Invariablement, les endroits les plus encombrés de mégots sont l’embarcadère et l’arrêt de bus Mistral, les terrains de pétanque, les parvis de restaurant et l’entrée de la plage. »
Le couple, membre des Brigades d’intérêt général depuis leur création, a participé au nettoyage du port de plaisance en octobre dernier : « À cette occasion, l’association des Mordus Spearfishing nous a mis en relation avec Recyclop. » L’association, créée en 2016 dans les Bouches-du-Rhône, dispose depuis quatre ans d’une antenne à Hyères : « Nos mégots, incinérés, alimentent la filière énergétique du centre de déchets toxiques de Rognac, géré par Spur environnement du groupe Véolia », explique Laurie Vignon, qui a donc récupéré un fût de 30 litres contenant quelques 18 000 mégots préalablement séchés par le couple.
Recyclop anime par ailleurs des campagnes de sensibilisation auprès du grand public afin d’inciter les fumeurs à changer de gestes. En utilisant, notamment, les cendriers publics ou de poche…








