Tamaris : quatre épaves relevées

La Ville a fait relever quatre épaves sur la corniche de Tamaris mardi 3 mai dernier en partenariat avec la Marine nationale via les plongeurs démineurs de Saint-Mandrier. Cette évacuation a été réalisée avec les moyens techniques de la société Rebornh.

Christine Sinquin

C’est grâce à une grue pouvant relever jusqu’à 2 tonnes à 30 mètres de haut que quatre épaves ont pu être sorties des eaux de la corniche ce mardi 3 mai. “C’est grâce à un partenariat efficace entre TPM et la Marine nationale, via le groupement des plongeurs démineurs de Saint-Mandrier, que la Ville peut organiser fréquemment ces évacuations, explique Christine Sinquin, adjointe déléguée à l’environnement. Car si on laisse trop longtemps ces épaves dans l’eau, les bateaux se délitent, entraînant une pollution par microparticules qu’il est très difficile d’éliminer. Ces microparticules sont beaucoup plus nocives pour les écosystèmes que les déchets visibles. Sept épaves ont été relevées à Tamaris en 2021, et tout dernièrement, une quinzaine d’épaves squattées ont été évacuées à la maison des douaniers de Bois-Sacré “

Christine Sinquin et le capitaine de vaisseau Thibault Lavernhe.

Obstacles à la navigation

Le capitaine de vaisseau Thibault Lavernhe, représentant le préfet maritime, explique : “Nous sommes engagés conjointement avec les collectivités locales, les plongeurs démineurs et les entreprises spécialisées qui nous accompagnent aujourd’hui pour relever les épaves, d’autant plus ici, à proximité des parc à moules de Tamaris. Le problème majeur c’est aussi la sécurité maritime dans sa globalité. Ces épaves immergées sont de véritables obstacles à la navigation. Le préfet maritime que je représente est responsable du volet sécurité maritime”.

Mouillages sauvages

Une lutte de chaque instant pour les militaires de la préfecture maritime de la Méditerranée : “Pour mouiller légalement, explique Thibaut Lavernhe, il faut régler une redevance dans un site de mouillage autorisé, ou si on mouille pour passer une journée dans une calanque ou une crique, il faut toujours surveiller son mouillage. L’objectif est donc d’intervenir avant que ce “stationnement non autorisé” ne se transforme en épave fracassée sur le rivage, à savoir lutter en amont sur les mouillages sauvages. C’est l’objectif principal du préfet maritime.”

Naviguez assurés !

Jo Minitti

En Méditerranée, la force publique maritime doit lutter contre une coutume séculaire, “remontant à l’antiquité, explique la capitaine de vaisseau. Le mouillage sauvage est presque culturel en Méditerranée. Les marins ayant toujours aspiré à une totale liberté sur cette mer dite “calme. On ne voit pas ça en sur les côtes atlantiques. On va donc contrôler les mouillages cet été, le but n’est pas d’embêter les gens mais de prévenir le fléau écologique que représente ces épaves”.

La mer Méditerranée n’est pas toujours calme. Et aucune embarcation n’est à l’abri d’un coup de mistral ou d’une largade. “Pour éviter tout désagrément, la meilleure des préventions c’est d’être bien assuré, conseille fortement Christine Sinquin. En cas de pépin, les assureurs prennent en charge le relevage, le démantèlement et le recyclage des épaves”.

A bon navigateur…

Etait également présent Jo Minniti, adjoint délégué à la vie nautique et à la politique portuaire.

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