« Soyons clairs, il ne s’agit pas d’un budget de rupture mais de transition. » Moins d’un mois après l’élection, l’adjointe Isabelle Delyon entend « sécuriser l’exécution budgétaire » dans une conjoncture mondiale instable : « Le conflit iranien et le choc pétrolier entraînent une inflation. Et la croissance prévue de 1 % devrait se limiter à 0,6 %. » À l’échelle nationale, la loi de finances 2026 contraint les collectivités à participer au redressement des comptes publics : « Les dotations de l’Etat sont grevées par la baisse de la compensation du foncier bâti et la hausse des cotisations retraites des agents communaux. »
Malgré cela, la municipalité a fait le choix de la stabilité fiscale, « dans un contexte déjà difficile pour les ménages », de la poursuite du désendettement et un niveau d’investissements de 12,5 millions d’euros par an en équipement.
Budget prévisionnel 2026
– 145 millions d’euros dont 108 millions de fonctionnement et 37 millions en investissement (dont 12,5 en équipement)
Recettes de fonctionnement
– 68 millions de fiscalité directe (taxe foncière, taxe d’habitation sur les résidences secondaires, taxes sur les surfaces commerciales…)
– 12,9 millions de dotation globale de fonctionnement
– 3,8 millions de droits de mutation sur les transactions immobilières
– 2,2 millions de produits des jeux (casino Joa)
– 0,7 million du fonds de péréquation des recettes fiscales intercommunales (FPIC)
Dépenses de fonctionnement
– 64,8 millions d’euros de dépenses de personnel, soit 1 300 équivalent temps plein.
– 12,8 millions de charges à caractère général (électricité, eau, gaz, carburant, assurances, denrées alimentaires pour les cantines…)
– 10,4 millions de charges de gestion courante (subventions associations, Caisse des écoles, CCAS, régie des transports, indemnités des élus, contrat de Ville…)
– 3,4 millions de charges financières (remboursement des intérêts de la dette)
– 1 million dû aux pénalités de la loi SRU
– 1,6 million reversé pour les transferts de compétences à la Métropole
« Les investissements, de 37 millions d’euros dont 12,5 d’équipement, seront prioritairement consacrés à la rénovation thermique et énergétique des écoles, au développement de la vidéoprotection et à l’entretien du patrimoine existant »
Une dette maîtrisée
– L’encours s’élève à 98,4 millions d’euros fin 2025
– Le remboursement annuel : 11,2 millions d’euros pour 8,2 millions empruntés
– Capacité de désendettement : 8,3 ans
– 93,5 % des emprunts sont à taux fixes





