Une réunion publique pour présenter “le collier de perles” de La Seyne

Dans une salle de spectacle comble au Casino Joa, Nathalie Bicais a présenté “Le schéma global de mise en valeur du littoral”. Pendant deux heures et devant près de 500 personnes, Madame le maire a énuméré les dix-neuf “perles” du patrimoine seynois et mis en avant les différents projets qui viendront valoriser “ces pépites.”

Nathalie Bicais commence : “Notre principal atout, ce sont nos 27 km de côtes avec des sites incroyables. La Seyne-sur-Mer est une mosaïque de quartiers qui se sont construits autour des activités maritimes : la pêche, les industries navales, les activités scientifiques (…) Ce potentiel maritime doit être valorisé et développé si nous souhaitons que les autres collectivités nous aident et que les entrepreneurs investissent. Ils ont besoin de sentir que nous avons une vision pour l’avenir.” La première perle à être dévoilée, ne fut autre que Brégaillon, “le plus grand port scientifique d’Europe”, qui regroupe de grandes entreprises comme CNIM, Océanide, Orange Marine et Ifremer qui a permis la découverte du Titanic en 1985. Bientôt, le lieu verra apparaître un nouveau bâtiment mutualisé, permettant ainsi au port de devenir la base marine du Technopole de la mer.

À quelques pas de là, le centre-ville, à qui il faut “redonner des couleurs et de l’attractivité” se verra “reconnecté à son port” par le biais d’un “pont-passerelle, afin de renvoyer la circulation derrière le Pont Levant”. Ainsi, il sera à nouveau possible de se promener sur le quai “dans un espace public apaisé.” Les voiliers quant-à-eux seront déplacés du côté de l’Espace Grimaud. Plus loin, le Parc de la Navale se verra doté d’un nouveau terrain de volley et “sera rendu plus vivant”.

Du côté de l’Atelier mécanique, ce vaste chantier qui a soulevé bien des interrogations dans l’assistance avant la prise de parole de Madame le maire, se muera en une “Cathédrale d’Images et de réalité virtuelle sur le thème des fonds marins et de l’histoire maritime avec une véritable vitrine sur le savoir-faire scientifique.” En face, le bâtiment des “Escaliers mécaniques” sera rattaché au projet. Pour le moment, la Ville est en pourparlers pour racheter le foncier à CNIM.

Si l’anse de Balaguier est devenue le théâtre des journées Bonaparte cet été, permettant ainsi de valoriser l’histoire locale et républicaine, le fort, lui, qui a été racheté par la Ville, sera dédié à l’histoire de la plongée sous-marine, celle de l’explorateur Cousteau ainsi que les péripéties des mousquemers. Il sera inauguré en juillet prochain.

La Corniche de Tamaris qui s’en suit, “ce véritable balcon sur la Méditerranée” sera réhabilité. “Le projet, soutenu par la Métropole TPM, est l’un des projets phares du mandat” souligne Nathalie Bicais. Dans la continuité, L’université de Lyon sera aménagée en “centre international de rencontres scientifiques”.

Tamaris et les cabanes d'aquaculture
Cabanes d’aquaculteurs

Plus au sud, Baie du Lazaret, l’aquaculture sera “mise en valeur”. La valorisation et le développement de cette pratique ancestrale passeront par une labellisation, une surveillance de la qualité de l’eau et une invitation à consommer local. Le port de la Petite Mer sera modernisé avec de nouveaux appontements et le village Pouillon des Sablettes requalifié.

Enfin, le sentier sous-marin de la Verne sera “enrichi de sculptures immergées et d’habitats à poissons”. Un nouvel accès sécurisé est à l’étude pour les plages natures du sud.

À la fin de la réunion, les administrés ont pu interroger Madame Le Maire. Un des administrés a demandé si Bois-Sacré ne pouvait pas devenir une perle de plus. La réponse fut sans réserve : La ville espère pouvoir acquérir le site et travailler à un nouveau projet d’aménagement. Il est à noter que les projets évoqués ne sont pas tous portés par la Ville, de nombreux investisseurs ont été trouvés comme la Métropole, la Région où même le Département.

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