Course en solidaire

De retour du Trek Rose Trip qui s’est déroulé du 30 mars au 7 avril au Sénégal, Sandrine Gandrille nous raconte ce qu’elle retire de cette expérience, préparatifs compris. Avant son départ, la Seynoise avait organisé plusieurs événements afin de récolter des fonds par le biais de l’association Les Sand’rions, spécialement créée.

Sandrine Gandrille : « Nous y étions pour participer et nous dépasser, pas pour gagner ! »

« Nous n’avons pas fini dernières, nous ne sommes jamais rentrées de nuit, nous avons trouvé toutes les balises, nous n’avons eu aucune pénalité… C’est pas mal pour une première course d’orientation ! » lance dans un sourire Sandrine Gandrille. Le 1er avril dernier, munie d’une boussole, d’une carte, d’un rapport topographique… et bien déterminée à aller de l’avant, la Seynoise prenait le départ du Trek Rose Trip, dans le désert de Lompoul, au Sénégal. Elle, qui rêvait de relever un défi en compagnie de son amie Sandra, n’a pas choisi celui-ci par hasard : « J’ai eu un cancer du sein, j’étais donc intéressée par cette course 100% féminine et son côté solidaire, car elle est organisée au profit des associations Le Ruban Rose et Cap Eco Solidaire. »

De gauche à droite : Sandrine, Bruna et Sandra.

Les épreuves se disputant en trio, Sandrine et Sandra ont été rejointes par Bruna pour former l’une des 61 équipes engagées.

« Il y avait une super ambiance et de la solidarité à tous les niveaux », insiste la Seynoise, pour qui la notion d’empathie n’est pas un vain mot puisqu’elle exerce le métier de conseillère en insertion professionnelle auprès d’un public en grande difficulté. Et de confier : « Ce type d’expérience permet aussi bien de rencontrer les autres que de se rencontrer soi-même. D’autant que celle-ci marquait la fin de mon parcours de soins post-cancer. »

Le Trek Rose Trip, organisé depuis plusieurs années au Maroc était décliné pour la première fois au Sénégal

Un véritable challenge donc, préparé bien avant de prendre l’avion. Et pas seulement sur le plan physique : « Nous avons dû trouver des sponsors et avons créé l’association Les Sand’rions pour récolter des fonds. Nous avons ainsi organisé plusieurs événements : des marches à Janas, une journée bien-être à la Maison Bouvet, une rando-apéro au Mai… » Et si elle-même se décrit comme « très engagée pour ville, notamment au sein du comité d’intérêt local des Mouissèques », elle dit toute sa reconnaissance aux soutiens qu’elle a reçus (ci-après).

« La morale de cette histoire, conclut Sandrine Gandrille, c’est qu’il faut arrêter de se mettre des barrières, beaucoup de choses sont possibles ! »

La course d'orientation comptaient trois étapes classées au départ du bivouac, avec chaque jour une quinzaine de balises à retrouver et une vingtaine de kilomètres à parcourir

Le quatrième jour, toutes les participantes ont marché symboliquement vers l'océan pour former un ruban rose, dans le cadre de la campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein

En novembre dernier, à l'occasion de la soirée Beaujolais du CIL des Mouissèques, dont elle fait partie : vente de tee-shirts, casquettes... au profit des Sand'rions. Dès son retour, Sandrine Gandrille a vivement remercié les sponsors qui lui ont permis de participer à cette aventure. Et par conséquent de soutenir, à travers une partie du montant de l'engagement et des dons, les associations Le Ruban rose et Cap Eco Solidaire

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