81e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940

vendredi 18 juin, aux Sablettes, Nathalie Bicais commémorait l’Appel du 18 juin, en compagnie des associations d’anciens combattants de la commune, et de nombreux élus. Voici son discours :

Alors que le maréchal Pétain vient d’annoncer que la France doit cesser le combat et qu’il faut demander à l’ennemi un armistice, le 18 juin 1940, une voix profonde et déterminée s’élève à travers les ondes crépitantes de la BBC :

« Certes, nous avons été et nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi.  Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ?  La défaite est-elle définitive ?  Non !  Quoi qu’il arrive, la flamme de la Résistance Française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

Cet appel du Général de Gaulle, soutenu par Winston Churchill, fut assez peu entendu sur le moment. Et pourtant… Et pourtant, en appelant toutes les forces vives à la Résistance, le général scellait pour l’éternité le maintien de la France dans le rude chemin de l’honneur.

L’appel fut l’acte fondateur de la France Libre, cette dynamique de Résistance qui s’appuyait sur les forces de l’Empire Français, restées encore intactes.  Alors que notre pays s’enfonçait dans la peur, les privations et la collaboration, cette flamme tapie dans les ténèbres était toujours là Jean Moulin, Lucie et Raymond Aubrac, ou encore Henri Frenay, pour ne citer qu’eux, ont été les gardiens de cette flamme incandescente et révoltée.

L’amour et leur croyance sans faille en notre pays, ont permis à la France de ne point se dissoudre dans la brume de la honte et de l’impuissance. Notre pays a survécu malgré de profonds bouleversements.

Le Général de Gaulle a puisé dans les tréfonds de l’âme de la France.  Il en a appelé à ce qu’il y a de plus noble au cœur de notre Nation.  Cet affrontement était celui des titans dans une époque apocalyptique. En comparaison, nos combats d’aujourd’hui pourraient nous paraître bien dérisoires.

Et pourtant… Et pourtant, ce sont les mêmes moteurs qui fondent les relations entre les personnes.

Nous sommes désormais confrontés à des enjeux d’une désagrégation insidieuse de notre société. Minés par le relativisme, la bonne conscience et la primauté de notre confort personnel, nous laissons faire et nous nous indignons.

Lorsqu’un policier ou un gendarme tombe sous les balles ou les coups portés par la haine et le non-respect de nos représentants de l’ordre, comme ce fut le cas le 5 mai dernier en Avignon, avec Eric Masson policier du Vaucluse de 36 ans, abattu lors d’un contrôle sur un point de deal.

Lorsqu’un professeur est décapité, pour avoir enseigné la liberté de s’exprimer par la parole comme par le dessin.

Lorsque les mères de famille et leurs enfants, n’osent plus entrer dans le hall de leur immeuble assiégé par les dealers.

Lorsqu’un père de famille, défenestre son épouse qui ne veut pas plier à son autorité malsaine.

Nous ne devons pas rester immobiles. Le Général De Gaulle, nous a livré pour l’éternité son message, il nous dit :

« Soyons fermes, purs et fidèles, au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé ! »

Alors je vous le dis, ne cédons pas aux sirènes de l’excuse.

L’État de droit républicain doit s’appliquer partout sur notre sol et ici même, à la Seyne-sur-Mer, soyons forts, courageux et solidaires.

Les actions que nous avons entreprises au cœur des quartiers de la Présentation, des Vignes ou du centre-ville, vont dans ce sens.

Mes chers concitoyens, l’Appel du 18 juin nous transmet à travers les années, un message d’espoir puissant et vivifiant.

Ne laissons pas s’altérer la situation, ne courbons pas l’échine devant l’accumulation de ces vapeurs malsaines.

Suivons l’exemple du Général De Gaulle lorsqu’il nous dit que :

« La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même. »

Restons donc fidèle à nos valeurs et gardons la tête haute.

Vive la France ! Vive la République ! 

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