« C’est l’histoire d’un vieux drapeau… »

La section locale de la Société d’entraide de la Médaille militaire (SNEMM) a procédé, mercredi 29 juin, à la mise en exposition d’un ancien drapeau de la Médaille militaire à l’école Cédric de Pierrepont. La SNEMM marque ainsi les 170 ans de la Médaille militaire, tout en s’associant à l’hommage de la Ville qui a rebaptisé l’école Malsert 2 du nom de Cédric de Pierrepont, Premier maître « Mort pour la France » en opérations extérieures (OPEX).

Jean-Marc Chatreaux, président de la 344e section locale de la Société d’entraide de la Médaille militaire

La cérémonie, qui s’est déroulée dans la cour de l’école Cédric de Pierrepont ce mercredi 29 juin, fut symbolique à plus d’un titre. Pour célébrer la création de la Médaille militaire, instituée en 1852 par le prince Louis Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III), la 344e section locale de la Société d’entraide de la Médaille militaire (SNEMM) a mis en exposition « un vénérable emblème brodé du nom de La Seyne-sur-Mer », comme l’a déclaré son président, Jean-Marc Chatreaux. Le drapeau, datant de 1955, orne ainsi le hall de l’école qui porte désormais le nom du nageur de combat mort pour la France, le 10 mai 2019, lors d’une opération de libération d’otages au Burkina Faso. En hommage à Cédric de Pierrepont, la Ville avait en effet rebaptisé à son nom l’école anciennement Malsert 2.

« Les drapeaux ont bien une âme »

En présence de Pascal Charton, père de Florence de Pierrepont, épouse du Premier maître « qui a donné sa vie pour sauver celle des autres », des représentants « des différentes composantes de la Défense », dont le Commando Hubert dont il faisait partie, de la directrice de l’école, Ysabel Bernard, et de deux institutrices et des adjoints au maire Nathalie Bicais, Gérard Beccaria et Christine Sinquin, Jean-Marc Chatreaux a ouvert les allocutions en contant, à la manière « d’une fable de Jean de La Fontaine », « l’histoire d’un vieux drapeau usé, oublié des vivants, se voyant condamné au repos et à l’oubli »… Une fable dont la morale est la suivante : « Les drapeaux ont bien une âme et même un supplément d’âme » tant ils en disent sur « les sacrifices pour que vive notre pays et défendre notre société ».

Des repères pour les enfants

Alain Aubert, inspecteur d’académie adjoint

« Le drapeau ne doit jamais tomber aux mains de l’ennemi, il représente le cœur et l’esprit d’un régiment », a poursuivi Alain Aubert, inspecteur d’académie adjoint. Lors de sa prise de parole, il a ainsi souligné le « caractère public incomparable que revêt ce symbole de la nation ». Lequel trouve ainsi, selon lui, toute sa place dans ce « lieu des apprentissages et de transmission des savoirs ». Au côté du portrait de Cédric de Pierrepont, l’étendard « rappelle aux enfants que rien n’est jamais acquis de manière définitive » en leur permettant de « s’appuyer sur des repères, des modèles », supports de « compréhension de la Défense nationale » et « des valeurs de la République chères à notre institution ».

Gérard Beccaria, adjoint au maire Nathalie Bicais, délégué aux relations avec les associations patriotiques et les anciens combattants

« Honoré » de participer à cette cérémonie « qui envoie un message fort », Gérard Beccaria, adjoint délégué aux relations avec les associations patriotiques et les anciens combattants, a également fait valoir la nature emblématique de cette initiative mémorielle dans ce qu’elle incarne de la « Défense de la République française » auprès d’élèves sur « le chemin du savoir et de la citoyenneté ». Il a conclu son propos en déclarant : « A travers cette école qui porte son nom, Cédric de Pierrepont continue de servir. »

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